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Un officier de l’Empire, une vue de Marseille et une faïence d’Alcora

Publié le , par Philippe Dufour

Après le sacre éblouissant du 2 décembre 1804, le souverain impérial décide d’en garder le souvenir à travers un ouvrage monumental, le Livre du sacre de l’empereur Napoléon Ier, qui ne verra le jour qu’en 1814, édité à très peu d’exemplaires. Cette somme doit commémorer les cérémonies, leurs différents procès-verbaux,...

Jean-Baptiste Isabey (1767-1855) et Charles Percier (1764-1838), Le Grand Officier... Un officier de l’Empire, une vue de Marseille et une faïence d’Alcora
Jean-Baptiste Isabey (1767-1855) et Charles Percier (1764-1838), Le Grand Officier de la Couronne, projet destiné au Livre du sacre de l’empereur Napoléon Ier, encre et lavis, aux deux signatures, 47,5 x 31 cm.
Adjugé : 41 310 €

Après le sacre éblouissant du 2 décembre 1804, le souverain impérial décide d’en garder le souvenir à travers un ouvrage monumental, le Livre du sacre de l’empereur Napoléon Ier, qui ne verra le jour qu’en 1814, édité à très peu d’exemplaires. Cette somme doit commémorer les cérémonies, leurs différents procès-verbaux, et sera complété de tableaux des étapes importantes de l’événement, ainsi que de planches présentant les uniformes des dignitaires présents. La tâche monumentale fut confiée à Isabey, qui devait en dessiner les différentes figures, à Percier, chargé des encadrements et des ornementations, et à l’incontournable Fontaine, responsable des dessins d’architectures. Sur cette planche à l’encre et lavis, on peut admirer le projet d’un uniforme d’un grand officier de la Couronne, décrit par le détail, matières, couleurs, et formes. En toute logique, la figure est signée «Isabey» et l’encadrement «Percier», mais par la même main. Signalons enfin que, provenant de la descendance d’une branche des Talleyrand-Périgord, il serait bien possible que ce dessin ait été offert à Talleyrand, grand chambellan au moment du sacre et donc grand officier de la Couronne… À Saint-Jean-de-Luz, ce précieux témoignage était acheté par un collectionneur pour 41 310 €. De la même période, daté 1818, un paysage de l’école italienne montrait Marseille vue d’une plage de l’Estaque occupée par des pêcheurs, avec des repères tels que la tour Saint-Jean, l’îlot d’If avec son château et l’île de Ratonneau tout à droite. Un panorama vivifiant qui était adjugé pour 12 150 €. Une autre peinture tirait son épingle du jeu, cette fois sur céramique ; elle ornait une plaque en faïence rectangulaire à pans coupés à décor émaillé polychrome, représentant saint Michel terrassant le dragon avec sa devise Quis Sicut Deus, et monogrammée «MP»sur le fronton en bleu. Exécutée à Alcora, en Espagne au XVIIIe
siècle, elle nécessitait 13 972 €. 

samedi 30 mars 2019 - 14:00 (CET) - Live
8, rue Dominique-Larréa, Z.A. Layatz - 64500 Saint-Jean-de-Luz
Côte Basque Enchères Lelièvre - Cabarrouy
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