Un Jugement de Pâris très maniériste

Le 15 avril 2021, par Philippe Dufour

Le prélude à la guerre de Troie trouve avec ce panneau une expression encore renaissante, et était entouré d’un bouquet romantique et d’un épisode de la légende napoléonienne. 

École flamande, suiveur de Martin de Vos, Le Jugement de Pâris, vers 1620,  panneau de chêne parqueté, 96 124 cm.
Adjugé : 12 500 

Peinte vers 1620 par un suiveur de Martin de Vos, la composition de l’école flamande relate un chapitre fondateur de l’Iliade : Le Jugement de Pâris. Il met en compétition les déesses Athéna, Héra et Aphrodite, face au prince troyen Pâris qui doit élire la plus belle, en lui donnant une pomme, fruit de la discorde d’abord entre les déesses, et ensuite entre les hommes. Ayant été choisie par Pâris, Aphrodite le récompensera par le pouvoir de séduire la Grecque Hélène et de l’enlever, une faute à l’origine de la terrible guerre de Troie. Curieusement, l’auteur de ce panneau (96 124 cm) n’a pas différencié les trois déités, prétextes à des nus féminins très précieux, auréolés de drapés rouges et orangés… Des charmes certains qui ont valu à l’œuvre d’être décrochée à 12 500 €. Beaucoup plus apaisé s’affirmait le lot suivant : une Nature morte aux fruits et fleurs sur un entablement, faisant partie d’une paire signée par Jules-Édouard Diart ; ce peintre, originaire de l’Aisne, s’est rendu célèbre pour ses opulents mélanges de fleurs et de fruits, et a exposé au Salon de Paris de 1864 à 1868. Son huile sur panneau ovale (77 62 cm) attirait 9 000 €. Enfin, d’actualité en ces temps de commémoration napoléonienne, une toile anonyme mais relevant de l’école française du XIXe siècle montrant Napoléon passant en revue sa garde (77 109 cm), a été achetée 8 125 €.

mardi 30 mars 2021 - 11:00 - Live
Lyon - Hôtel des ventes, 70, rue Vendôme - 69006
De Baecque et Associés
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne