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Un baiser à la rose pour Bourdelle

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 30 octobre 2021 - 14:00 (CEST) - 129-131, rue Victor-Hugo - 32000 Auch

Une sculpture de rêve pour célébrer un modèle féminin par le grand artiste du début du XXe siècle se voyait concurrencée par un artefact d’un autre génie de la forme : Pablo Picasso.

Émile-Antoine Bourdelle (1861-1929), Baiser à la rose ou Le Rêve, épreuve en bronze... Un baiser à la rose  pour Bourdelle
Émile-Antoine Bourdelle (1861-1929), Baiser à la rose ou Le Rêve, épreuve en bronze à patine brune nuancée de vert, signée sous l’épaule gauche, au revers le cachet du fondeur «Thiébaut Frères, Fumière et Gavignot, St Paris» et l’inscription «2e épreuve», h. 31 cm.
Adjugé : 29 040 

Analysée longuement dans le Zoom régions de la Gazette n° 36 (voir l'article Un baiser de Bourdelle à tendance symboliste page 38), cette figure voluptueuse imaginée par Émile-Antoine Bourdelle est une épreuve en bronze, à patine brune nuancée de vert. Elle affiche, à son avantage, le fait d’être la deuxième des trois seuls exemplaires édités par la fonderie Thiébaut Frères, Fumière et Gavignot, à Paris (comme l’indique au revers le cachet du fondeur). Ce visage traité de manière très symboliste (h. 31 cm), a été acquis en 1916 – comme le prouve une facture d’achat délivrée par le fondeur – par une famille du Gers, dans laquelle il est resté jusqu’à aujourd’hui, changeant de mains pour 29 040 €. Un second visage, plus moderne, l’accompagnait, peint sur un vase-pichet par Pablo Picasso et portant le n° 11/100 : Tête de femme couronnée de fleurs est un de ses modèles, créé le 20 mars 1954 pour l’atelier Madoura. Précisons qu’il s’agit ici d’une édition limitée (h. 22,5 cm) en terre de faïence blanche, avec décor aux engobes sous couverte partielle au pinceau, patine grise, jaune, vert, noir, blanc. Dans le catalogue raisonné d’Alain Ramié (éd. Madoura, 1988), elle porte le numéro 237 ; aussi 32 670 € lui étaient alloués. Au chapitre de la joaillerie, ressortait surtout une bague solitaire en or gris centré d’un diamant de taille moderne de 2,20 ct (poids brut : 4,4 g), empochée à 18 150 €. Autre pièce très convoitée, une petite malle à fleurs (11 x 28,5 15 cm) de Louis Vuitton, portant le n° 734-001 manuscrit en rouge à l’intérieur, retenait 8 833 €.

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