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Un astrolabe au firmament

Publié le , par Sophie Reyssat

Les astres étaient alignés pour cet instrument du XVIe siècle influencé par l’école de Louvain.

Angers, Adrien Descrolières (actif entre 1571 et 1580), astrolabe en laiton gravé,... Un astrolabe au firmament
Angers, Adrien Descrolières (actif entre 1571 et 1580), astrolabe en laiton gravé, mère à trois tympans doubles-faces, table gravée d’un quadratum nauticum, signé «adrianus descrolieres facie angiae» et daté 1579, h. 21 cm, diam. 14 cm.
Adjugé : 79 375 € 

Deux jours de ventes célébraient les arts anciens à Versailles. Bien qu’ayant perdu son araignée – projection de la carte simplifiée du ciel sur un anneau figurant le zodiaque et certaines étoiles fixes –, cet astrolabe était propulsé à 79 375 € le samedi 18 juin, sur une estimation haute de 6 000 €. Il est signé Adrien Descrolières, un fabricant d’instruments scientifiques dont on sait peu de choses. Probablement angevin, il a étudié auprès du Flamand Gualterus Arsenius, dont le travail était très apprécié des astronomes du XVIe siècle. De quoi lui mettre le pied à l’étrier et lui permettre d’exercer dans plusieurs villes d’Europe. Neuf astrolabes de sa production sont répertoriés, mais seulement six sont signés. Le musée Correr de Venise conserve ainsi un modèle de 1571, et le British Museum une version de 1580. Si les groupes en plomb de La Renommée du roi, d’après Antoine Coysevox, ne trouvaient pas preneur, le tableau symbolique de La Pipée aux oiseaux, ou la Chasse à la chouette, obtenait 15 625 € (204 113 cm, voir l'article La beauté du diable de la Gazette n° 24, pages 148-149). La peinture était aussi à l’honneur le lendemain, 36 250 € étant prononcés pour une toile peinte vers 1640 dans l’entourage de Simon Vouet, La Facétie de Cérès (96 129 cm). Assoiffée à force de courir le monde pour retrouver sa fille Proserpine, enlevée par Pluton, Cérès est désaltérée par une vieille femme. Vexée d’avoir été raillée par un enfant moquant son avidité à boire, la déesse le transforme immédiatement en animal à queue de lézard. À rapprocher de plats conservés dans la collection du musée du Palais de Pékin, une coupe en porcelaine chinoise de la période Kangxi (1662-1722), ornée de dragons à cinq griffes poursuivant des perles sacrées sur un lumineux fond jaune, décrochait 50 625 € sur une estimation haute de 5 000 € (diam. 32 cm).

samedi 18 juin 2022 - 14:00 (CEST) - Live
Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles
Osenat
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