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Trio de tête : Matisse, Poillerat et Feder

Publié le , par Sophie Reyssat

Le maître de la ligne, le décorateur ferronnier d’art et le peintre d’Odessa sont à l’honneur.

Adolphe Feder (1886-1943), L’Automne ou Baigneuse, cavalier au bouquet et jeune homme... Trio de tête : Matisse, Poillerat et Feder
Adolphe Feder (1886-1943), L’Automne ou Baigneuse, cavalier au bouquet et jeune homme au bord d’un lac de montagne, huile sur toile, 195 114,5 cm.
Adjugé : 37 500 

Originaire d’Odessa, et arrivé à Paris en 1908, Aldophe Feder est entré dans l’atelier de Matisse, dont il est devenu l’ami, après avoir étudié à l’académie Julian. Attendue au plus haut à 5 000 €, son imposante toile intitulée L’Automne était décrochée à 37 500 € (195 114,5 cm). Montrant une baigneuse, un cavalier tenant un bouquet, et un autre jeune homme au bord d’un lac de montagne, elle pourrait avoir été réalisée pour un décor parisien sur le thème des quatre saisons. De cinq ans son aîné, André Verdilhan est né dans la cité phocéenne, immortalisée en 1926 dans Le Port de Marseille ou Mon pays, une toile emportée pour 22 500 € (107 165 cm). De sa touche ensoleillée et joyeuse, il y a réuni une foule hétéroclite emblématique de la ville : entre une jeune femme dansant avec un marin et un marchand oriental, les pêcheurs déversent leur cargaison de poissons sur le quai, aux pieds d’un chien aboyant contre un crabe. «Le dessin au trait est la traduction la plus directe et la plus pure de l’émotion», affirmait Henri Matisse, dont un Vase de tulipes tracé en 1944 doublait les prévisions, pour être emporté à 118 750 €. Accordant la même importance à la peinture et au dessin, le maître s’est concentré sur cette dernière technique à la fin de sa vie. «Pour moi, le dessin, c’est une peinture avec des moyens réduits», explique-t-il dans des images d’archives, fusain à l’appui, créant contrastes et volumes, effets de souplesse et de dureté, par le simple truchement de son geste. Peint par Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson, Le Festin d’Anacréon restait quant à lui aux cimaises (voir l'article Girodet rend grâce à Anacréon de la Gazette n° 19, page 96). Un succès à 52 500 € attendait une paire de guéridons de Gilbert Poillerat, fabriqués vers 1945. Soutenus par les volutes d’un piétement en fer forgé noirci et doré, soulignés d’anneaux, leurs plateaux en marqueterie de marbres s’ornent de roses des vents (62 42 cm).

dimanche 15 mai 2022 - 14:00 (CEST) - Live
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