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Trésors numismatiques de la collection du docteur F.

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 27 janvier 2022 - 10:00 (CET) - Hôtel Alliance, couvent des Minimes, 17, quai de Wault - 59800 Lille

Très attendue, la dispersion en gants blancs du fameux ensemble, collecté par le grand connaisseur, a vu s’envoler les enchères pour atteindre un total de plus de 3,6 M€.

Louis XV (1715-1774). Essai sur flan or de l’écu au bandeau, 1740, Paris, h. 57 cm.... Trésors numismatiques de la collection du docteur F.
Louis XV (1715-1774). Essai sur flan or de l’écu au bandeau, 1740, Paris, h. 57 cm.
Adjugé : 100 040 


Il faut rappeler que cette collection hors du commun, patiemment réunie pendant une soixantaine d’années, présente des monnaies et médailles émises depuis l’Antiquité jusqu’à la Ve République (voir l'article Poker au Grand Palais de la Gazette n° 3, page 10). Ses points forts se comptent surtout parmi les productions ayant vu le jour tout au long de la monarchie française, du Moyen Âge jusqu’au dernier souverain, Louis-Philippe. De l’époque médiévale, se détachait la somptueuse couronne d’or frappée le 29 janvier 1340 par Philippe VI de Valois (5,43 g), présentant donc une couronne royale entourée de six lys, et qui a réalisé 58 560 €, à partir d’un estimation haute de 40 000 €. En deuxième position pour les Valois, avec 42 700 €, se laissait admirer le florin d’or dit «à la reine» de 1305 (4,76 g), provenant de la mythique collection d’Armand Trampitsch. Il fallait attendre le début du XVIIe siècle, pour retrouver ce niveau de scores… Grâce, en particulier, à deux pièces d’or exceptionnelles de Louis XIII : celle de quatre louis «à la tête laurée» a requis 43 920 €, tandis que sa semblable de huit louis partait pour 42 700 €. Pour son fils Louis XIV, la vedette revenait à la superbe médaille en or de 1703 (74,89 g) de la Chambre de commerce de Rouen, signée par Thomas Bernard, avec la tête du souverain en grande perruque, et au revers, Mercure assis : elle s’envolait à 48 880 €. Cependant, la véritable surprise a été réservée par l’essai sur flan en or de l’écu au bandeau de Louis XV, frappé en 1740 à Paris, à tranche lisse, avec tête à gauche du roi, ceinte d’un bandeau (voir l'article Royale médaille de la collection du docteur F. de la Gazette n° 3, page 69). Cette pièce (diam. 5,7 cm), «spectaculaire et de conservation superbe», a atteint 100 040 € à partir d’une estimation haute de 40 000 € ! Plus tard, sous le Consulat, une rare médaille en or (60,92 g), dite de la «Fondation du quai Desaix», remportait ces 52 460 €. Quant à celle en or par Gayrard du sacre de Charles X, de 1825 (75,30 g) avec le souverain debout, elle recevait 18 300 €.

 

Louis XVIII (1755-1824), frère de Louis XVI et de Charles X, ex-comte de Provence, régna de 1815 à 1824. Son profil caractéristique se des
Louis XVIII (1755-1824), frère de Louis XVI et de Charles X, ex-comte de Provence, régna de 1815 à 1824. Son profil caractéristique se dessine sur ce 40 francs or, émis en 1815 à Paris, avec le premier concours de Tiolier. Le souverain est en buste couronné et habillé, à droite. Au revers, on a l’écu couronné, avec la valeur et le millésime dans une couronne de laurier ; à l’exergue, apparaît le différent d’atelier. D’une «grande rareté, splendide», le lot est l’un de ceux qui a le plus surpris, en raflant 81 740 € à partir d’une estimation haute de 12 000 €.
Anne (1665-1714) est la première reine de Grande-Bretagne, qui rassemble dès lors l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande. Nièce du roi Charle
Anne (1665-1714) est la première reine de Grande-Bretagne, qui rassemble dès lors l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande. Nièce du roi Charles II, elle règne de 1702 jusqu’à sa mort, sans postérité, ce qui justifiera l’arrivée de Georges Ier de Hanovre, un cousin, sur le trône britannique. La voici représentée sur une pièce de 5 guinées en or de 1711, son buste drapé à gauche ; au revers, se détache une croix formée de quatre écus couronnés, brochant sur un sceptre et une main de Justice. La monnaie «rare, TTB à superbe» a inscrit 48 800 € à partir d’une estimation haute de 9 000 €.

42 700 € : c’était la somme à débourser pour ce florin «Georges d’or» (2e émission du 27 avril 1346) frappé par Philippe VI de Valois (132
42 700 € : c’était la somme à débourser pour ce florin «Georges d’or» (2e émission du 27 avril 1346) frappé par Philippe VI de Valois (1328-1350). Sur cette pièce (4,74 g), on voit saint Georges à cheval à gauche, coiffé d’un heaume à visière relevée, portant une épée à la ceinture et un bouclier à la croix ; il plonge une lance dans la gueule du dragon. Au revers, il y a une croix quadrilobée et fleuronnée dans un quadrilobe feuillu, cantonné de quatre lys. Qualifiée de «la plus grande rareté, presque superbe», cette monnaie a doublé son estimation initiale (15 000/20 000 €).
Parmi les plus belles réalisations de la IIIe République, on note le 100 francs or du type «Génie», émis en 1889 à l’occasion de l’Exposit
Parmi les plus belles réalisations de la IIIe République, on note le 100 francs or du type «Génie», émis en 1889 à l’occasion de l’Exposition universelle ; 100 exemplaires en furent frappés. On y voit le Génie de la liberté gravant la Constitution sur l’avers de la pièce, ainsi que la mention «République Française» ; le revers indique quant à lui la valeur nominale et la devise «Liberté, égalité, fraternité », le «A» précisant que la pièce a été frappée à Paris. 86 620 € (estimation haute de 25 000 €) ont couronné cette émission «de la plus haute rareté, TTB à superbe».
jeudi 27 janvier 2022 - 10:00 (CET)
Hôtel Alliance, couvent des Minimes, 17, quai de Wault - 59800 Lille
Xavier Wattebled
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