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Les très chères lavandières de Boilly

Publié le , par Christophe Provot

À l’heure où le palais Brongniart accueillait le Salon du dessin, l’engouement pour le médium ne se dément pas, notamment grâce à Boilly.

Louis-Léopold Boilly (1761-1845), Les Lavandières et les porteurs d’eau à la fontaine,... Les très chères lavandières de Boilly
Louis-Léopold Boilly (1761-1845), Les Lavandières et les porteurs d’eau à la fontaine, plume et encre brune, crayon noir, lavis brun et rehauts de blanc, 40 48 cm.
Adjugé : 58 500 

La palme de la plus belle adjudication de la vente de dessins anciens revient sans conteste à Louis-Léopold Boilly (1761-1845) pour Les Lavandières et les porteurs d’eau à la fontaine, décroché à 58 500 € – soit quatre fois son estimation haute. Un bel hommage pour celui à qui le musée Cognacq-Jay dédie une exposition («Boilly. Chroniques parisiennes») jusqu’au 26 juin. Cette scène de marivaudage près d’un point d’eau s’inspirerait d’une œuvre lyrique, Les Deux Journées, mise en musique par Cherubini sur un livret français de Jean-Nicolas Bouilly, créée au théâtre Feydeau en 1800. Plusieurs préemptions ont également émaillé la vacation. Ainsi le musée des beaux-arts caennais s’offrait-il contre 7 195 € une Vue de la ville de Caen avec les armes du maréchal de Coigny (54 x 86,3 cm), école française vers 1750, tandis que celui de Bry-sur-Marne optait pour un Intérieur d’église en ruine (11,4 x 15,5 cm), par Louis Daguerre (1787-1851), moyennant 6 285 €. Enfin, le musée des châteaux de Versailles et de Trianon jetait son dévolu sur une Procession dans la cour de Versailles (9,8 x 27,5 cm), par Sébastien Leclerc (1676-1763), décrochée à 1 995 .

jeudi 19 mai 2022 - 14:00 (CEST) - Live
Salle 11 - Hôtel Drouot - 75009
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