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Sur la terrasse de Marquayrol chez Henri Martin

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 30 octobre 2020 - 14:30 (CET) - 14, rue du Rempart-Saint-Étienne - 31000 Toulouse

Honneur à Henri Martin lors de cette dispersion toulousaine, où l’on pouvait également admirer des artefacts de grands luthiers et une riche paire d’appliques de Poillerat.

Henri Martin (1860-1943), Terrasse à Marquayrol, huile sur Isorel signée, 74,5 x 54 cm.... Sur la terrasse de Marquayrol chez Henri Martin
Henri Martin (1860-1943), Terrasse à Marquayrol, huile sur Isorel signée, 74,5 54 cm.
Adjugé : 68 200 

Prélude pour instruments anciens, cette vente était dominée par un intéressant violon de Nicolo Gagliano (1710-1785) fait à Naples, vers 1760-1770, peut-être en collaboration avec son fils Giuseppe. En revanche, l’étiquette de Rogerius est apocryphe, et sa tête remplacée et plus récente, car refaite probablement par Couturieux à Toulouse. Quoi qu’il en soit, cet instrument (l. 355 millimètres) est accompagné d’un certificat de H.C. Silvestre, ce qui n’était sans doute pas étranger à son adjudication à 66 960 €. On pouvait le compléter par un archet de violon en bois de pernambouc de 56 g, sans mèche et garnitures fines, fabriqué par Étienne Pajeot (1791-1849) dans toutes ses parties principales. Signé sur la baguette au-dessus de la hausse, monté en argent, l’indispensable accessoire, en bon état, devait partir à 39 680 €. Coup de projecteur ensuite sur le fécond Henri Martin avec la Terrasse à Marquayrol, l’un de ses thèmes favoris, et tout simplement l’un des coins de son jardin du Lot ; peint à l’huile sur Isorel, ce paysage à la technique pointilliste (74,5 54 cm) a inscrit 68 200 € ; précisons encore qu’un avis d’inclusion au catalogue raisonné en préparation par Marie-Anne Destrebecq-Martin a été remis à l’acquéreur. D’Alfons Mucha, deux gracieuses nymphes art nouveau personnifiaient l’Hiver et l’Été, soit deux affiches (107 57,5 cm) décrochées pour 8 928 €. À l’opposé de cet art charmeur, la simplicité abstraite de quatre grands nus féminins tracés par André Beaudin pouvait également séduire ; la toile (73 60 cm), datée 1936 et portant une étiquette de la galerie Simon à Paris, a trouvé preneur pour 5 283 €. Au rayon des arts décoratifs, on retrouvait une très belle enchère, s’élevant à 37 820 € et allouée à une caractéristique paire d’appliques doubles en fer forgé (75 37 cm), décorée de soleils et de cordages. Elle était attribuée à Gilbert Poillerat, et passée par la galerie Yves Gastou.

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