Gazette Drouot logo print

Sujet brûlant pour la Triennale de Milan : nos rapports à la nature

Publié le , par Virginie Chuimer-Layen

La 22e édition de la Triennale de Milan traite d’un sujet brûlant : nos rapports à la nature. Sous la houlette de Paola Antonelli, conservatrice principale du département Architecture et Design au MoMA de New York, l’exposition «Broken Nature» fait état d’un «design de la reconstruction» (restorative design) alors que les...

Kosuke Araki (né en 1988), Anima, 2018.  Sujet brûlant pour la Triennale de Milan : nos rapports à la nature
Kosuke Araki (né en 1988), Anima, 2018.
© Kosuke Araki Courtesy the designer

La 22e édition de la Triennale de Milan traite d’un sujet brûlant : nos rapports à la nature. Sous la houlette de Paola Antonelli, conservatrice principale du département Architecture et Design au MoMA de New York, l’exposition «Broken Nature» fait état d’un «design de la reconstruction» (restorative design) alors que les projets des vingt-deux pays invités présentent du thème une vision plus personnalisée. Qu’entend-on par là ? «Nous avons mené des espèces à l’extinction, […] décimé des cultures ancestrales, explique la commissaire. Certains de ces liens altérés au cours des deux derniers siècles peuvent toutefois être reconstitués grâce à des interventions design, dans la plus large acception du terme.» Après le constat alarmiste de l’état de notre planète au travers de vues de la NASA, «Plastiglomerate», de la designer canadienne Kelly Jazvac, fait la lumière sur de nouveaux fossiles constitués de détritus de plastique et de sable, trouvés à Hawaï. Objective, cette édition fait surtout des préconisations à travers de multiples propositions. Parmi celles-ci, «Capsula Mundi», des Italiens Anna Citelli et Raoul Bretzel, explore le thème de la mort avec une capsule biodégradable, réceptacle des restes du défunt. Plantée dans le sol comme une graine, elle devient un lieu de deuil et de mémoire. Assortie de vingt-deux propositions nationales dont celle très conceptuelle de la France , cette exposition dresse le portrait d’un design de la «résilience» exprimant, selon le président de la Triennale Stefano Boeri, «la conscience d’un monde meilleur, plus équitable et plus beau». À noter, deux événements satellites intéressants : pour ceux qui l’auraient manqué en 2016 (Fondation Cartier), «Le Grand Orchestre des Animaux», du musicien Bernie Krause, et «L’Assemblée des plantes», où les végétaux sont conviés à faire un discours porteur de conseils à l’ONU.

«Broken Nature : Design Takes on Human Survival», 22e Triennale de Milan, 
6, viale Emilio 
Alemagna, Milan, tél. : +39 02 724341.
Jusqu’au 1er septembre 2019.
www.triennale.org
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne