Succès pour les bronzes Ming

Le 17 juin 2021, par Sophie Reyssat

Ce vase témoigne de l’engouement du marché asiatique pour les bronzes archaïsants.

Chine, période Ming, XVe siècle, vase «zun» en bronze à patine brune, décor à trois registres figurant des cigales stylisées s’élevant d’une frise de dragons gui, et des masques de taotie, chaque niveau rythmé par quatre arêtes verticales indentées, h. 23,5 cm.
Adjugé : 88 400 

Provenant de la prestigieuse collection d’un amateur d’art français, ce vase, raisonnablement proposé au plus haut à 10 000 €, s’envolait à 88 400 €. Il témoigne de l’engouement des amateurs asiatiques pour ce type de pièces aux lignes très contemporaines, et pourtant réalisées sous les Ming d’après des modèles archaïques. Le nom de «zun» désigne des objets de types variés – des coupes aux vases, en passant par des récipients aux formes zoomorphes – destinés à contenir l’alcool employé lors de rituels propitiatoires. Le monarque rendait ainsi hommage au ciel, pour garantir l’équilibre des forces de l’univers. Entre le XVIIe et le XIe siècle avant notre ère, sous les Shang, une cinquantaine de modèles de vase «zun» ont été créés. Cette vaisselle sacrificielle se devait d’être en métal, dont le prestige allait de pair avec le faste des cérémonies. La vénération pour ces vases a perpétué leur fabrication dans le style archaïque pendant des siècles. Second succès pour les bronzes Ming : les 20 150 € obtenus par une statuette d’Avalokiteshvara attendue au plus haut à 4 000 €. Cette effigie du XVIIe siècle représente le bodhisattva vêtu du dotil, assis en méditation sur un lotus et effectuant le geste de l’enseignement dit «vitarka mudra». Sa coiffe accueille la réminiscence d’Amitabha (h. 26 cm).

mercredi 09 juin 2021 - 14:00 - Live
Neuilly-sur-Seine - Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200
Aguttes
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