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Steichen photographié par Wegener retourne chez Rodin

Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 08 novembre 2018 - 18:00 (CET) - Salle 7 - Hôtel Drouot - 75009

Avec trois préemptions et quatre acquisitions, les musées remplissaient leurs objectifs lors de la vente des photographies d’Otto Wegener (1849-1924). Le musée Rodin emportait à 14 720 € son magnétique Portrait d’Edward Steichen en pilote automobile, reproduit en couverture de la Gazette no 34 du 5 octobre et fixant un...

Otto Wegener (1849-1924), Portrait d’Edward Steichen en pilote automobile, 1906, épreuve... Steichen photographié par Wegener retourne chez Rodin
Otto Wegener (1849-1924), Portrait d’Edward Steichen en pilote automobile, 1906, épreuve d’exposition à la gomme bichromatée (Steichen print), 34 x 29,5 cm.
Adjugé : 14 720 €

Avec trois préemptions et quatre acquisitions, les musées remplissaient leurs objectifs lors de la vente des photographies d’Otto Wegener (1849-1924). Le musée Rodin emportait à 14 720 € son magnétique Portrait d’Edward Steichen en pilote automobile, reproduit en couverture de la Gazette no 34 du 5 octobre et fixant un moment de grande complicité entre deux hommes. L’institution parisienne honorait ici la figure d’Edward Steichen (1879-1973), peintre et photographe américain présenté à Rodin, en 1901, par l’artiste norvégien Frits Thaulow. Le contact passe immédiatement, le sculpteur accueillant le jeune homme dans son atelier de Meudon pendant près d’un an. Au cours de cette période, celui-ci réalisera une série de portraits du maître, ainsi que des photographies de ses sculptures (Le Penseur, Monument à Victor Hugo, L’Éveil…). Mais ce qui marquera réellement les esprits sera sa série sur le Monument à Balzac, réalisée en 1908. Elle connaîtra une diffusion internationale et Rodin, admiratif et enthousiaste, dira : «Vos photographies feront comprendre au monde mon Balzac. Le photographe sera désormais aux côtés de ses clichés, juste retour. C’était ensuite au tour du palais Galliera de préempter deux épreuves, immortalisant la comtesse Greffulhe (6 400 € et 6 144 €). Sur chacune, cette mécène des sciences et des arts était admirablement vêtue de mousseline 1900. Puis la ville d’Évian s’offrait une épreuve argentique, Anna de Noailles au vison, vers 1905 (1 664 €), celle de Cabourg en acquérant trois, Boni de Castellane en costume de Talleyrand (2 944 €), une Élégante au chapeau (2 560 €) et Anna de Noailles au manchon (960 €).

jeudi 08 novembre 2018 - 18:00 (CET) - Live
Salle 7 - Hôtel Drouot - 75009
Daguerre
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