facebook
Gazette Drouot logo print

Sous le pinceau de Marie Laurencin

Le 01 mars 2018, par Philippe Dufour

Elle a su créer un univers très personnel, peuplé d’adolescentes évanescentes et de nymphes modernes… Marie Laurencin obtenait la plus haute enchère lors de cette vente consacrée à l’art des XXe et XXIe siècles. Acheté, contre un collectionneur cannois, par un amateur du Japon (pays qui compte, comme chacun le sait, un…

Sous le pinceau de Marie Laurencin
Marie Laurencin (1883-1956), Portrait d’une Jeune fille, 1938, huile sur toile, 41 x 33 cm.
Adjugé : 30 480 €

Elle a su créer un univers très personnel, peuplé d’adolescentes évanescentes et de nymphes modernes… Marie Laurencin obtenait la plus haute enchère lors de cette vente consacrée à l’art des XXe et XXIe siècles. Acheté, contre un collectionneur cannois, par un amateur du Japon (pays qui compte, comme chacun le sait, un grand nombre d’adeptes de l’artiste) le Portrait d’une jeune fille se hissait à 30 480 €. Une huile sur toile date de 1938, comme l’indique une inscription en bas à droite ; à cette époque, l’ex-muse de Guillaume Apollinaire est au faîte de sa gloire, reconnue comme l’une des femmes peintres les plus importantes de son temps, ce qui lui a déjà valu d’être décorée de la Légion d’honneur… Signalons que l’œuvre a figuré dans une exposition au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, en novembre 1957. Un monstre sacré était aussi au rendez-vous cannois : Pablo Picasso, avec un dessin à la mine de plomb, tracé en 1969 et intitulé Visage de mousquetaire. La célèbre figure littéraire n’apparaît que très tard dans l’œuvre du peintre, à la suite de la lecture du roman d’Alexandre Dumas ; mais elle donnera matière, au cours des six dernières années de sa vie, à plus de 400 représentations. Pour enlever celle-ci, il fallait compter 19 685 €. Avec le lot suivant, on goûtait à l’abstraction lyrique la plus musicale : Georges Mathieu signait Maranta, une gouache de 1977, idéogrammes pâles sur fond noir, tracés pour 14 605 €. Clairement inspirée par la musique, la sculpture d’Arman Sans titre mettait en scène une guitare portugaise découpée en 2004, qu’un connaisseur emportait contre 13 335 €. À 10 414 €, c’était ensuite Myriam, une fonte en bronze signée par Théo Tobiasse que l’on emportait. Enfin, un dilemme se dessinait à hauteur de 10 160 € : il fallait choisir entre un Coucher de soleil de Ferdinand Loyen du Puigaudeau et l’une des fameuses sculptures Bonbon de Laurence Jenkell, Wrapping rouge, millésimée 2014. 

Art moderne et contemporain, sculptures, bronzes
samedi 24 février 2018 - 14:00 (CET) - Live
20, rue Jean-Jaurès - 06400 Cannes
Cannes Enchères
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne