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Sisley et l’Empire font mouche

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 11 novembre 2018 - 14:30 (CET) - 9, rue des Arcades - 78100 Saint-Germain-en-Laye

Le meilleur résultat de cette vente généraliste revenait à Alfred Sisley, dont Le Jardin potager exécuté vers 1885 était emporté pour 43 992 €, soit près du triple de son estimation. Souvenons-nous des mots d’Ambroise Vollard dans ses mémoires : «De tous ceux que l’on a nommés les grands impressionnistes, le moins favorisé...

Époque Empire. Paire de candélabres aux archers, en bronze doré à huit lumières,... Sisley et l’Empire font mouche
Époque Empire. Paire de candélabres aux archers, en bronze doré à huit lumières, à décor d’une sphère à palmettes surmontée d’un cygne et reposant sur un fût en colonne, la base ornée d’un char en façade et d’un médaillon, sur chacun des côtés, inscrit «XLV/OLP» pour évoquer la 45e olympiade, h. 87 cm, l. 37 cm.
Adjugé : 36 660 €

Le meilleur résultat de cette vente généraliste revenait à Alfred Sisley, dont Le Jardin potager exécuté vers 1885 était emporté pour 43 992 €, soit près du triple de son estimation. Souvenons-nous des mots d’Ambroise Vollard dans ses mémoires : «De tous ceux que l’on a nommés les grands impressionnistes, le moins favorisé fut Sisley, dont les toiles sont aujourd’hui si recherchées»… À l’époque où l’artiste réalise cette feuille, ainsi que plusieurs autres dessins de sa maison et de son jardin sous de multiples points de vue, il vit en effet dans une grande pauvreté, malgré les prêts accordés par son marchand, Durand-Ruel. La critique est partagée, ce qui ne l’empêche pas de toujours représenter la nature avec autant de quiétude, peignant sans relâche chemins champêtres et bords de Seine. Après la simplicité, place au faste avec cette paire de candélabres, elle aussi disputée au-dessus de son estimation, malgré des accidents et des manques. Ces pièces sont en effet à rapprocher de modèles à double patine, ne comptant cependant que cinq bras de lumière, conservés au Grand Trianon de Versailles. L’Empire était également évoqué par des fauteuils et des chaises, en paires, dont les étiquettes anciennes précisent qu’elles ont appartenu au maréchal Soult. 34 216 € étaient prononcés pour ces sièges en bois peint et doré, dont les montants des dossiers plats figurent des faisceaux de licteurs et qui reposent sur des pieds en forme de lance. D’autres exemplaires avaient été commandés  sans doute vers 1804-1805 , ainsi que deux bergères, un lit et un somno, pour meubler l’ancien hôtel de Talleyrand-Périgord, dans lequel le maréchal venait de s’installer. Il semble que les sièges vendus ce dimanche aient été donnés par le marquis de Mornay  époux de la fille du grand commandant  à son intendant. Le fait militaire était directement évoqué par une paire de haquebutes à crocs, de la première moitié du XVIe siècle, qui touchait sa cible à 15 725 € (voir Gazette n° 39, page 138). 

dimanche 11 novembre 2018 - 14:30 (CET) - Live
9, rue des Arcades - 78100 Saint-Germain-en-Laye
SGL Enchères - Frédéric Laurent de Rummel et Peggy Savidan
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