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Simone Verde, directeur de la Pilotta à Parme

Publié le , par Olivier Tosseri

Arrivé à la tête du musée en 2017, ce Romain, qui a étudié à Paris et travaillé au Louvre Abu Dhabi, s’est lancé dans un vaste chantier de réaménagement et de modernisation d’un lieu délaissé depuis des années.

© Hanninen Simone Verde, directeur de la Pilotta à Parme
© Hanninen
Quelle place occupe la Pilotta dans le paysage muséal italien  ? Historiquement, c’est l’un des plus importants de la péninsule, mais aussi d’Europe. On doit sa naissance, vers 1580, à la puissante famille Farnèse, qui a pris comme modèle les musées du Vatican ou encore la Galerie des Offices de Florence, les plus importantes collections de la Renaissance, à l’origine des musées modernes. Comme à Rome ou à Florence, l’intention à Parme était de rassembler de manière encyclopédique le savoir de l’époque, avec une bibliothèque, des collections archéologiques, des tableaux… mais aussi un théâtre pour enseigner les grands drames de l’histoire. À lui seul, le théâtre Farnèse, édifié pour la cour des ducs de Parme, concède à la Pilotta le rang d’exemple archétypal de cette époque pionnière pour les musées modernes, que représentèrent les XVI e et XVII e   siècles. Au XIX e   siècle, trois institutions différentes y ont été créées  : un musée archéologique, une galerie nationale des beaux-arts et la bibliothèque Palatine, qui compte environ un million de volumes, dont de nombreux livres et manuscrits rares. Dans les années  1960, le musée Bodoni a été ouvert pour…
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