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Saint-Délis, un paysagiste normand en Suisse

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 15 juillet 2018 - 14:00 (CEST) - 7, rue Saint-Nicol - 14600 Honfleur

Région oblige, l’école normande est régulièrement à l’honneur lors des ventes de la maison Honfleur Enchères OVV. C’était encore le cas ce dimanche 15 juillet, avec, en haut de l’affiche, plusieurs toiles lumineuses d’Henri de Saint-Délis. Bien qu’appartenant à ce groupe d’artistes novateurs, natifs de Rouen ou du Havre...

Henri de Saint-Délis (1878-1949), La Dent du Chat, paysage suisse, 1907, huile sur... Saint-Délis, un paysagiste normand en Suisse
Henri de Saint-Délis (1878-1949), La Dent du Chat, paysage suisse, 1907, huile sur toile, 54 x 65 cm.
Adjugé : 24 680 €

Région oblige, l’école normande est régulièrement à l’honneur lors des ventes de la maison Honfleur Enchères OVV. C’était encore le cas ce dimanche 15 juillet, avec, en haut de l’affiche, plusieurs toiles lumineuses d’Henri de Saint-Délis. Bien qu’appartenant à ce groupe d’artistes novateurs, natifs de Rouen ou du Havre et promis à la renommée, tel son condisciple de lycée Othon Friesz, notre peintre ne sera connu que d’un petit cercle d’admirateurs. De 1920 à sa mort en 1949, sa vie, simple mais fructueuse, s’écoulera à Honfleur, à transcrire inlassablement les paysages de l’estuaire de la Seine. La vie quotidienne et les petits événements du port de pêche constituent alors une intarissable source d’inspiration  : chantiers navals, retour des chalutiers, vente du poisson, marchés, mais aussi scènes de plage et jeux d’enfants sur le sable. Cependant, au début de cette existence bien rangée, il y aura eu, déterminante, la découverte de la Suisse et des Alpes. Car Saint-Délis, atteint de tuberculose, doit rejoindre un sanatorium à Leysin, dans le canton de Vaud en 1906 ; là, pendant presque une dizaine d’années, il élaborera un style fortement marqué par le fauvisme, découvert à Paris. Le genre du paysage, dans sa version hivernale, sera magnifié par le Normand, comme l’atteste cette vue de La Dent du Chat, paysage suisse, de 1907, une toile radieuse qui recueillait 24 680 €. À sa suite, un tableau baptisé à juste titre Ombre et lumière, de 1909, transformait montagnes, mer de nuages et chalets en différents plans synthétistes, et attirait 17 893 €. Davantage de saison, il y avait aussi une Plage de Honfleur, méritant 12 340 €. Chantre de la côte normande, André Hambourg était aussi de la partie, avec des œuvres de sa période d’exil au Maghreb : La Grand Place, décrite en 1941, emportait 7 404 €, et Vers Ksasr el-Souk de 1938 s’échangeait contre 6 910 €.

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