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Sabre au clair

Le 01 février 2018, par Philippe Dufour

Bonaparte, devenu Premier consul, décréta dans l’article 87 de la Constitution de l’an VIII, qu’il serait «décerné des récompenses nationales aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République». Parmi ces dernières, des armes, et en particulier des sabres, qui furent distribués à ses…

Sabre au clair
France, époque Consulat. Sabre d’honneur, modèle des officiers d’infanterie donné au lieutenant Gauvain, acier, monture en argent poinçonné, tôle de fer, basane.
Adjugé : 21 984 €

Bonaparte, devenu Premier consul, décréta dans l’article 87 de la Constitution de l’an VIII, qu’il serait «décerné des récompenses nationales aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République». Parmi ces dernières, des armes, et en particulier des sabres, qui furent distribués à ses meilleurs et fidèles soutiens. Ainsi, pour récompenser les officiers de la 17e division militaire de Paris, très impliqués dans le coup d’État des 18 et 19 brumaire, Bonaparte leur offrit ces fameuses lames, dont le modèle fut dessiné à cette occasion par Nicolas-Noël Boutet, le célèbre directeur de la manufacture d’armes de Versailles. Relevant d’une démarche honorifique similaire, un sabre d’honneur était proposé à Nantes, le jeudi 25 janvier. Du modèle des officiers d’infanterie, il avait été offert sous le Consulat au lieutenant Gauvain de la 68e demi-brigade de ligne. Sur son fourreau en tôle de fer, on peut lire gravé dans la partie supérieure à l’avers : « Le Ier Consul au Cen Gauvin Lieut. à la 68e de ligne » et au revers « Mfture à Versailles ». Son propriétaire, Michel François Gauvain (1771-1839), était aussi officier de la Légion d’honneur, et a fait toutes les campagnes militaires de la République et de l’Empire jusqu’en 1811. Ce bel exemple des récompenses instituées par le futur Napoléon Ier était couronné de 21 984 €. De son côté, illustrant une scène de la vie civile, une peinture de Paul-Charles Chocarne-Moreau intitulée L’Apprenti-pâtissier rafraîchissant un perroquet malgré lui prenait la deuxième place de cette vacation avec la somme de 11 590 €. 

armes, tableaux du XIXe, tableaux modernes, accessoires de mode, instruments de musique, art d'Asie, sculptures, bronzes, objets de vitrine, histoire naturelle
jeudi 25 janvier 2018 - 14:00 (CET)
3-5, rue F.-J.-Talma - 44000 Nantes
Nantes Enchères Talma
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