Ryoko Sekiguchi

Le 18 février 2021, par La Gazette Drouot

La poétesse et traductrice japonaise vient de publier Sentir (JBE Books), issu de sa rencontre avec Hervé Deschamps, chef de caves de la maison Perrier-Jouët, le chef Pierre Gagnaire et le botaniste Marc Jeanson.

© Alexis Nice pour la maison Perrier-Jouët et JBE Books

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Photo, pour les admirer dans les livres, peinture, pour les expositions, objet, pour les avoir entre mes mains.

Votre dernier coup de cœur culturel ?
L’exposition « Léopold Chauveau », au musée d’Orsay. Je suis fan depuis l'enfance de ses dessins et de ses livres, traduits en japonais. Ses écrits presque oulipiens, et ses dessins teintés de mélancolie, quoique désarmants, me séduisaient. En arrivant en France, j’ai découvert que cet artiste de l’entre-deux-guerres demeurait injustement inconnu. Alors je me réjouis de cette reconnaissance, même tardive.

Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Une collection de céramiques islamiques et de tissus coptes.

L’artiste qui vous touche ?
Il est des pièces qui me surprennent, qui me font me questionner, ou me révolter… Mais ce qui « me touche », ce sont plutôt les détails des objets ou des documents visuels d’auteurs anonymes.

Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
Ni l’un ni l’autre. Ce qui me stimule intellectuellement dans l’art réside dans le format d’une exposition thématique bien préparée, où les œuvres sont réunies pour nous conduire à réfléchir et nous donner une nouvelle vision sur un sujet qui restait dans l’ombre.

Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Il y avait une époque où j’achetais à Drouot, car j’avais un ami habitué des lieux, lui-même collectionneur. Au Japon, je fréquente deux galeries spécialisées en œuvres céramiques, car j’ai confiance en leurs choix. Le regard de ceux en qui j’ai confiance est important.

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