Rodolphe Burger

Le 17 septembre 2020, par La Gazette Drouot

C’est une carte ancienne trouvée aux Puces de Clignancourt qui a inspiré son dernier album Environs, sorti le 26 juin dernier.

Rodolphe Burger
© Ben Pi

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Peinture, sans question (comme disent les Allemands). Objets, oui, mais seulement s’ils sont utiles, j’abhorre l’idée de décoration. Photos, aussi, mais jamais au mur et encadrées, sauf rarissimes exceptions : j’ai récemment reçu de mon ami André Magnin un magnifique tirage d’une photo signée Ambroise Ngaimoko, Un musicien dans son costume en toile de la minoterie de Matadi. J’ai hâte de pouvoir l’installer dans l’entrée de mon studio d’enregistrement, en guise d’avertissement : que nul n’entre ici s’il n’est fait du même bois que ce jeune musicien malien, qui ressemble à un Elvis Presley noir.
Votre dernier coup de cœur culturel ?
Je ne sais pas ce qu’est un coup de cœur culturel, on dirait un slogan publicitaire.
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Posséder ? Le Rêve de la femme du pêcheur d’Hokusai, ou peut-être L’Origine du monde de Courbet…
L’artiste qui vous touche ?
Mes amis Salvatore Puglia et Grégoire Hespel, tous deux de magnifiques artistes, leurs œuvres m’accompagnent partout où je vis, même chez mes amis qui en général possèdent également des Puglia et des Hespel.
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
J’irai à la FIAC ou à la Biennale quand on y exposera du Puglia ou du Hespel, mais j’ai l’impression que ce n’est pas demain la veille.
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Je ne suis pas du tout collectionneur. Seuls les instruments à cordes, peut-être, et quels qu’ils soient, suscitent en moi un désir d’acquisition. J’aime que les œuvres que j’admire et que, parfois, j’ai la chance de pouvoir acquérir soient en outre, par-dessus le marché (c’est le cas de le dire), des œuvres signées de mes amis.

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