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Rendez-vous avec Lépine, Breguet et Jacob

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 20 mars 2022 - 14:00 (CET) - Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles

Deux pendules et un régulateur appartenant à la même collection témoignent de l’ingéniosité de ces horlogers.

Jean-Antoine Lépine (1720-1814), pendule squelette en bronze, vers 1795-1805, signée,... Rendez-vous avec Lépine, Breguet et Jacob
Jean-Antoine Lépine (1720-1814), pendule squelette en bronze, vers 1795-1805, signée, numérotée 4553, marquée du chiffre «I» dans un ovale, lunette surmontée d’une tête d’Apollon en bronze ciselé et doré, structure à deux platines en «Y» renversé en bronze sur une plaque de marbre rouge-griotte, 50 27 20 cm.
Estimation : 30 000/40 000 
Adjugé : 46 125 €

Les samedi 19 et dimanche 20 mars, Versailles remontera le temps, qui s’écoulera du XVIIe au XIXe siècle au fil des objets d’ameublement. Alliant art et technicité, notre pendule se démarque par l’utilisation du bronze, notamment dans son mouvement à force constante. À la fin du XVIIIe siècle, l’intérêt pour les arts mécaniques profite aux modèles squelette. Jean-Antoine Lépine, reçu maître en 1762 et rapidement nommé horloger du roi, a ainsi réalisé 200 pendules de cheminées de ce type – numérotées de 4 400 à 4 600 –, de 1792 à l’Empire. Malgré une forme commune de «Y» renversé, elles arborent de nombreuses variantes. Le chiffre «I» atteste que celle-ci a été exécutée par Lépine lui-même. Appartenant au même collectionneur, une pendule à complications fabriquée par Breguet, vers 1785, ornée d’enroulements feuillagés sur une double terrasse de bronze doré et de marbre blanc, se démarquera par son double cadran. Sa face avant indique le quantième, le jour de la semaine, les mois de l’année, l’âge de la lune et les signes du zodiaque, tandis que l’heure s’affiche sur sa face arrière, en écriture inversée, lisible grâce à sa réflexion dans un miroir de cheminée (35 000/40 000 €). La précision technique d’un «régulateur marchant une année», comme l’indique l’inscription marquetée sur la corniche d’acajou de ce garde-temps fabriqué par Jean-Aimé Jacob, vers 1825-1830, a également séduit le collectionneur. La réserve de marche habituelle étant d’un mois, l’horloger a dû ajouter une roue et modifier la conception de son mécanisme pour y parvenir, élaborant de nouvelles techniques pour la trempe des aciers, afin de rendre les contraintes de poids supportables et de limiter les frictions.

dimanche 20 mars 2022 - 14:00 (CET) - Live
Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles
Osenat
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