Régis Wargnier

Le 18 juin 2020, par La Gazette Drouot

Le réalisateur de Pars vite et reviens tard, membre de l’Académie des beaux-arts, est aussi un amateur d’art éclectique.

© Académie des beaux-arts / Brigitte Eymann

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Ayant acquis très récemment une photographie de Jean Baptiste Huyhn, une sculpture d’Annie Samuelson et un tableau d’André Maire, c’est difficile de vous répondre. Je donnerais cependant l’avantage à la peinture.  
Votre dernier coup de cœur ?
La peinture de Guillaume Bresson. J’ai été très tôt attiré par l’hyperréalisme. Cet artiste, en creusant cette veine aujourd’hui, lui apporte une dimension physique, sociale, charnelle, mais aussi cinématographique : il peint des actions.  
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Question difficile… À chaque visite d’une exposition ou presque, j’en trouve une. Alors, ce serait une des œuvres figuratives du jeune Mondrian découvertes récemment : La Forêt ou Champ avec arbres au crépuscule.  
L’artiste qui vous touche ?
Mes émotions ont longtemps passé par l’écoute de la musique. Le choc a été dans l’enfance Bach, qui est toujours là, à côté de moi. Parmi les compositeurs contemporains, je suis sensible au travail de Thierry Escaich. Et pour «m’envoler» quand je suis en écriture, j’écoute des œuvres de Max Richter.  
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
Je ne suis pas très amateur de ces foires où il faut se précipiter. À tout prendre, je choisis la FIAC.  
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Mon œil et, derrière la rétine, un peu de sensibilité ! Le coup de cœur est chez moi immédiat, ressenti avant d’être réfléchi. C’est comme cela que j’ai acquis il y a un mois un fusain,  Le Port d’Haïphong, du peintre voyageur André Maire. Il me guettait dans une vitrine du passage Verdeau. Une belle rencontre…

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