Deux jours de ventes se partageaient entre arts décoratifs du XXe siècle, emmenés par un objet culte du céramiste français, et des tableaux plus sensibles.
On débutait le mardi 22 novembre avec une sélection pointue de pièces iconiques des créateurs du siècle dernier, Georges Jouve en tête. Il était représenté par l’un de ses fameux miroirs de forme rectangulaire en céramique beige, des alentours de 1955, qui reflétait 36 830 €. La pièce à épaisse bordure (29 x 32 x 8,5 cm) connaît un modèle similaire reproduit page 289 dans la somme consacrée à l’artiste (éd. Jousse Entreprise, 2006). De François Pompon, on avait aussi l’incontournable Ours blanc, dans sa version biscuit éditée par Sèvres entre 1924 et 1934, pour 21 400 € ; l’animal (21 x 40 cm) est marqué du cachet de la manufacture et monogrammé «R. C.». Pierre Guariche suivait, avec son applique mobile à contrepoids, modèle « G1 » en métal laqué noir à système de potence, avec rotule en laiton et abat-jour rond ajouré, édité par Disderot (l. 140 cm). Référencé page 48 dans l’ouvrage sur Guariche paru chez Norma en 2020, il décrochait 16 230 €. Le mercredi 23 novembre, la session consacrée aux tableaux voyait le succès – à 21 320 € – de la Jeune femme au panier marchant dans la neige de Daniel Ridgway Knight, une toile réaliste mesurant 65 x 54 cm (voir l'article La france rurale vue par Daniel Ridgway Knight de la Gazette n° 41, page 212). Le mythe, lui, restait l’apanage de Giorgio De Chirico avec Il canto serale d’Orfeo des environs de 1950, peint sur carton (17 x 23 cm), œuvre portant le n° 008/04/22 dans les archives de la Fondation Giorgio De Chirico (19 320 €).