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Raden Saleh portraitiste

Le 31 janvier 2019, par Philippe Dufour

Alexandre Pouchkine, l’une des étoiles de la littérature slave, vu par un virtuose romantique de la palette : le célèbre Indonésien Raden Saleh… Ce «portrait présumé» avait fait l’objet du Zoom régions de la Gazette n° 2 (voir page 30), et affichait une estimation maximale de 80 000 €. C’est finalement 124 000 € qu’il fallait…

Raden Saleh portraitiste
Raden Saleh (1811-1885), Portrait présumé d’Alexandre Pouchkine, 1841, toile signée, 59 x 52,5 cm.
Adjugé : 124 000 €

Alexandre Pouchkine, l’une des étoiles de la littérature slave, vu par un virtuose romantique de la palette : le célèbre Indonésien Raden Saleh… Ce «portrait présumé» avait fait l’objet du Zoom régions de la Gazette n° 2 (voir page 30), et affichait une estimation maximale de 80 000 €. C’est finalement 124 000 € qu’il fallait débourser pour emporter l’énigmatique, car posthume, représentation de l’écrivain. Ses traits, bien reconnaissables, ont été en effet fixés par l’artiste en 1841, soit quatre ans après la mort du Russe à l’issue d’un duel fatidique. Son nouveau propriétaire n’est autre que le musée Pasifika de Bali, qui avait également enchéri jusqu’à 4 M€ sur la Chasse au taureau sauvage de la main de l’artiste, présentée par la même maison vannaise  et record des enchères pour un opérateur français en 2018, avec 8 640 000 €. Quelques encablures plus loin, à hauteur de 18 600 €, c’est Ferdinand Loyen du Puigaudeau qui offrait à un autre collectionneur un lot de consolation : Chemin de campagne près du moulin, l’un de ses caractéristiques paysages peints sur toile. On notait aussi un très sensible intérieur de Jean Arcelin, baptisé l’Atelier espagnol, une huile de 1962 (voir Gazette n° 2, page 91) et ici décrochée pour 13 268 €. Quant à Alexander Evgenevich Iacovleff, il était l’auteur d’un Portrait de jeune homme au turban, Rindjan Adour , daté du 1er septembre 1931 ; pour ce pastel sur papier, on offrait 8 680 €. Le rayon mobilier n’était pas en reste avec un bureau plat à gradin de Louis Majorelle. Réalisé en palissandre et acajou, il arborait un piétement mouvementé à décor végétal, et surtout des sabots en bronze doré à décor de trèfle, une création des alentours de 1900 qui lui valait de partir à 6 200 €. Plus ancienne, puisque d’époque et de style Transition, une belle commode à ressaut, en marqueterie de palissandre et bois de rose à décor géométrique, portait l’estampille de Nicolas Petit, reçu maître en 1761. Elle s’échangeait contre 5 456 €. 

tableaux anciens et modernes, arts décoratifs du XXe
samedi 26 janvier 2019 - 14:30 (CET)
8, rue du docteur Joseph-Audic, zone d'activités du Ténénio - 56001 Vannes
Jack-Philippe Ruellan
Gazette Drouot
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