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La Gazette Drouot Art et patrimoine - Expositions

Raden Saleh, Osman Hamdi Bey, Hakob Hovnatanyan

Le 04 janvier 2022, par Anna Aznaour

Montrer le mariage réussi entre les influences artistiques de l’Occident et de l’Orient est l’objectif de cette exposition tout à fait inédite pour…

Raden Saleh, Osman Hamdi Bey, Hakob Hovnatanyan
Osman Hamdi Bey (1842-1910), Méditation sur le Coran, 1902.
Photo : Johannes Stoll/Belvedere, Vienna

Montrer le mariage réussi entre les influences artistiques de l’Occident et de l’Orient est l’objectif de cette exposition tout à fait inédite pour le Belvédère. Construit au XVIIIe siècle, ce complexe, composé de deux palais, a d’abord été la résidence estivale du prince Eugène de Savoie. À son décès, l’impératrice Marie-Thérèse l’acquiert et transforme le belvédère supérieur en un lieu d’exposition pour les collections impériales. C’est ainsi que naît l’un des premiers musées publics au monde. Dès lors, les choix de ses commissaires en feront un haut lieu de l’art européen. Jusqu’au jour où l’un d’eux, Markus Fellinger, découvre trois tableaux exceptionnels de trois peintres non européens du XIXe siècle. Leur point commun : la révolution de l’approche artistique traditionnelle dans leurs contrées respectives. Ainsi, l’Indonésien Raden Saleh introduira le style occidental sur son île natale de Java, alors qu’Osman Hamdi Bey deviendra le plus célèbre artiste turc grâce à son tableau Le Dresseur de tortues. Si ces deux peintres ont étudié leur art en Europe, le troisième a tout appris de ses aïeux, dont l’un fut le peintre attitré du roi Irakli II de Géorgie. Descendant d’une dynastie de peintres miniaturistes connus depuis le XVIIe siècle, l’Arménien Hakob Hovnatanyan deviendra, quant à lui, le peintre officiel de Naser ad-Din, le shah réformateur de la Perse. « Ce qui fascine dans l’œuvre de cet artiste, c’est sa capacité d’allier, dans un style très personnel, l’art arménien avec les influences persane et européennes », analyse le commissaire Markus Fellinger. Pionnier des portraits de salon dans le Caucase du Sud, ses peintures sont dans les collections privées et quelques musées en Arménie, Iran, Géorgie, Russie et aux États-Unis. La seule exception européenne est le Belvédère, qui possède cette œuvre unique, et l’expose avec une quarantaine de pièces rares réparties dans trois salles, une par artiste.

Palais du Belvédère supérieur,
27, Prinz Eugen-Straße, Vienne, tél. 
+43 795 570.
Jusqu’au 27 mars 2022.
www.belvedere.at

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