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Portraits de femmes, Léonard Foujita versus Marie Laurencin

Le 06 décembre 2018, par Philippe Dufour

L’étrangeté de ce visage allongé qui concilie beauté occidentale et grâce asiatique ne pouvait qu’emporter tous les suffrages à Marseille, ce dimanche 2 décembre. Tout comme l’identité de son auteur : Léonard Foujita, on l’aura reconnu. La Jeune femme au châle, une toile à fond doré, était bien la vedette de la vacation…

Portraits de femmes, Léonard Foujita versus Marie Laurencin
Léonard Foujita (1886-1968), Jeune femme au châle, huile sur toile et fond foré, signée en bas au milieu, 27 x 16 cm. Adjugé : 146 320 €
© FONDATION FOUJITA/ADAGP, PARIS, 2018

L’étrangeté de ce visage allongé qui concilie beauté occidentale et grâce asiatique ne pouvait qu’emporter tous les suffrages à Marseille, ce dimanche 2 décembre. Tout comme l’identité de son auteur : Léonard Foujita, on l’aura reconnu. La Jeune femme au châle, une toile à fond doré, était bien la vedette de la vacation avec un bon score de 146 320 €. Il s’agit sans doute d’un modèle de Montparnasse ; mais sa pose tout en retenue, le voile recouvrant sa chevelure ainsi que le fond inspiré de celui des icônes, lui confèrent une dimension quasi mariale (voir Gazette n° 41, page 185). L’œuvre précieuse était accompagnée d’un certificat de Sylvie Buisson, ainsi que d’un autre signé par Paul Pétridès, le 19 juin 1965. Contemporaine et amie de Foujita, Marie Laurencin était aussi de la partie avec un portrait daté de 1941 : Sultane, jeune femme au turban et aux perles. Ce tableau est bien évidemment répertorié dans le Catalogue raisonné de l’œuvre peint de l’artiste, rédigé par Daniel Marchesseau (vol. I). Provenant également de la galerie Paul Pétridès, il fallait débourser 53 320 € pour l’acquérir. Suivait un autre rénovateur de la peinture au XXe siècle, Maurice de Vlaminck, avec un vigoureux Bouquet de sa période bleue et brossé autour de 1914 ; accompagné d’une facture de la galerie Drouant en date du 19 décembre 1964, la toile enregistrait 33 480 €. Changement d’époque avec la sculpture romantique du XIXe siècle, où s’était illustré Antoine-Louis Barye ; de sa main, on avait ici un Cavalier arabe tuant un lion, un groupe en bronze à patine brun-vert qui caracolait à 12 772 €. Tout aussi mouvementé, le sujet suivant se parait d’ivoire, puisqu’il se révélait être une sculpture chryséléphantine de Demeter Chiparus : une envoûtante Danseuse ayouta en bronze à double patine et socle en onyx, appréciée à hauteur de 6 200 €. Finissons sur un prix de 11 160 €, attribué à une rare faïence de la manufacture de Moustiers ; ce grand plat ovale à décor en plein en camaïeu bleu s’ornait sur le bassin d’une scène de chasse au lion d’après Tempesta, dans un médaillon souligné d’un galon de dentelle. 

tableaux modernes, mobilier et objets d'art, céramiques, bronzes, art d'Asie
dimanche 02 décembre 2018 - 10:00 (CET)
26, rue Goudard - 13005 Marseille
Prado Falque Enchères
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