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Porcelaine de Vincennes 1754 par Boucher

Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 22 janvier 2021 - 13:00 (CET) - Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 75009

Des angelots mangeant du raisin portaient un pot en porcelaine tendre de Vincennes dans les nuées, aux côtés d’objets provenant des derniers feux du Crédit foncier de France.

Manufacture de Vincennes, pot à lait en porcelaine tendre décoré de deux angelots... Porcelaine de Vincennes 1754 par Boucher
Manufacture de Vincennes, pot à lait en porcelaine tendre décoré de deux angelots dans les nuages mangeant du raisin d’après François Boucher (1703-1770), dans une réserve de fleurs et feuillages se détachant sur un fond vert, monture en or ciselé, lettre-date de 1754, h. 12 cm.
Adjugé : 133 350 

Ce pot à lait, reproduit page 49 de la Gazette n°2 (voir l'article Vincennes d'après Boucher), ne provenait pas des collections du Crédit foncier, mais il n’avait pas besoin de cette provenance tant sa qualité était grande, qui l’a mené à un résultat de 133 350 €. Les belles et rares porcelaines anciennes continuent donc de séduire un public averti et atteignent des enchères à six chiffres. Il est vrai que celle-ci cumulait les bons points : ayant été exécutée à la manufacture de Vincennes et donc en pâte tendre en 1754, vraisemblablement peinte par Charles-Nicolas Dodin (1734-1803) – tout nouvellement entré à la manufacture et à 20 ans déjà talentueux – selon un dessin de François Boucher d’angelots mangeant du raisin dans les nuages, elle est enrichie d’une monture parisienne en or ciselé et arbore un radieux fond vert. Les fées porcelainières étaient bien présentes lors de son élaboration. Un canard formant une terrine, en un trompe-l’œil savamment réussi par la fabrique strasbourgeoise de Paul Hannong, en restait coi ! Cette pièce (h. 34 cm, l. 36 cm), témoignage des meilleures productions faïencières de la cité alsacienne au XVIIIe siècle, prenait son envol à 27 940 €. Retour sur les œuvres du Crédit foncier pour signaler les 27 940 € du Portrait d’Éléonore de Tolède et de son fils François de Médicis, une huile sur panneau (118 90 cm) exécutée d’après l’original dans l’atelier de Angelo di Cosimo Allori, plus connu sous son pseudonyme de Bronzino (1503-1572). Au chapitre des objets d’ameublement, une pendule en biscuit et bronze doré ornée d’un amour accompagné de Bacchus, et réalisée par la manufacture du duc d’Angoulême vers 1790 (reproduite dans l’Événement consacré à la dispersion par la Gazette n° 1, page 20, voir l'article Les derniers feux de la collection du Crédit foncier de France), sonnait 24 130 €. La somme de 30 480 € était décrochée par une tapisserie en laine et soie (297 597 cm), tissée à Bruxelles au XVIIe siècle. Celle-ci, figurant l’Europe, appartenait à la Tenture des Continents, dont une série complète est conservée au Museu Nacional de Arte Antigua de Lisbonne. Enfin, une marquise semblait prendre de l’âge, ce qui pour une fois ne lui nuisait pas ! En effet, un fauteuil de ce type (91 118 60 cm), en bois doré à riche décor sculpté de frise feuillagée, enroulements et palmettes, de style Louis XVI, siégeait à 54 610 €. Un résultat plus conforme à un meuble d’époque.

vendredi 22 janvier 2021 - 13:00 (CET) - Live
Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 75009
Beaussant Lefèvre & Associés
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