Planche(s) Contact XIe édition

Le 01 décembre 2020, par Sophie Bernard
Philippe Chancel, série « Si Deauville », pour Planche(s) Contact Deauville 2020.
© Philippe Chancel pour Planches Contact Deauville 2020

Particularité de ce festival : baser l’essentiel de sa programmation sur des commandes passées à des photographes qui, le temps d’une résidence, posent leur objectif sur Deauville et ses environs. Si la plupart ont travaillé après le confinement, l’Américain Todd Hido est, quant à lui, venu en février, à la recherche de paysages sombres et mystérieux, dans la lignée de ses précédents travaux. Un parti pris accentué par la scénographie – réussie – présentant ses tirages sur des murs peints en noir. À l’extérieur, plusieurs photographes se distinguent : Mathias Depardon et ses saisissants portraits de jeunes en gros plan, bien mis en valeur à l’embarcadère reliant Deauville et Trouville, un nouveau lieu investi par le festival. Pour sa deuxième intervention, le collectif River Boom continue de nous enchanter avec sa perception humoristique de la vie, cette fois avec des portraits de couples d’amoureux s’embrassant, disséminés dans la ville. Un clin d’œil à la situation actuelle où la distance est de rigueur. De son côté, le photographe documentaire Philippe Chancel, à la fois critique et bienveillant, revisite les mythes de Deauville, station balnéaire créée de toutes pièces au XIXe siècle. Sur la plage, la série « The Last Resort », réalisée par Martin Parr entre 1982 et 1985 et portant sur la station balnéaire de New Brighton, fait son effet. Présentées en demi-cercle face à la mer, les images ne manquent pas de faire sourire, même si on les connaît déjà. Une bénédiction en ces temps difficiles.

Dans la ville de Deauville (14),
tél. 
: 02 31 14 40 00.
Jusqu’au 3 janvier 2021.
www.indeauville.fr
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