Gazette Drouot logo print

Pierre-Yves Trémois ou le bestiaire du rêve

Résultat 72 390 EUR
Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 27 novembre 2022 - 14:00 (CET) - 28, rue Pierre-Mendès-France - 27400 Louviers

Des visions animalières de ce peintre français à deux cerfs en bronze anonymes, il n’y avait qu’un pas, survolé par un pigeon de Lalanne.

Pierre-Yves Trémois (1921-2020), Sommeil 2001, songe V, huile sur toile signée et... Pierre-Yves Trémois ou le bestiaire du rêve
Pierre-Yves Trémois (1921-2020), Sommeil 2001, songe V, huile sur toile signée et titrée, 190 225 cm.
Adjugé : 72 390 

Avec 72 390 €, c’est bien l’œuvre étonnante de Pierre-Yves Trémois, baptisée Sommeil 2001, songe V qui intriguait le plus les connaisseurs (voir l'article Pierre-Yves Trémois, le fou du trait de la Gazette n° 41, page 212). La toile, signée et titrée (190 225 cm), convoque les animaux symboliques qui peuplent les rêves d’un couple endormi. Ajoutons encore que la composition est reproduite dans le catalogue raisonné de l’artiste par Yvan Brohard, paru aux éditions Monelle Hayot en 2017 (page 122). À ses côtés, brillait une célèbre lampe de table du modèle « Pigeon » créée en 1992 par un certain Francois-Xavier Lalanne, à hauteur de 57 150 €. Présentant un corps en cuivre patiné muni d’un réflecteur en verre opalin, il s’agit naturellement d’une édition Artcurial, estampillée, numérotée «454/900» et monogrammée (22 13 27 cm). Cependant, pour clore ce chapitre dédié au règne animal, il faut mentionner le meilleur score de la vacation, celui de 91 440 €, remporté par deux groupes de jardin en bronze à patine verte, intitulés Cerf et lièvre et Cerf et daim, fabriqués au XIXe siècle ou au début du suivant (h. 174 cm). Au rayon des arts décoratifs, un ensemble remarquable de trente majoliques italiennes du XVIe siècle faisait des envieux, et finissait par totaliser le beau résultat de 236 220 €. Parmi ces artefacts vénérables, retenons surtout un albarello de Deruta (1507) à épaulement caréné, légèrement cintré, à décor polychrome sur une face du lion ailé de saint Marc, auréolé, et d’une hauteur de 23 cm, qui inscrivait 28 575 €. Un décor d’inspiration sacrée donc, comme un prélude au lot suivant : une Vierge en majesté en bois monoxyle sculpté en ronde bosse (le dos évidé) à la fin du XIIe siècle en Bourgogne, et de l’atelier d’Arnay-le-Duc. Affichant des restes de polychromie, la figure romane (h. 74 cm) connaît un modèle comparable dans les collections du musée des beaux-arts de Beaune. Aussi partait-elle à 33 020 €.

Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 2 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne