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Pièce libatoire

Le 20 décembre 2018, par Anne Doridou-Heim

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Chinois ont abondamment utilisé les cornes de rhinocéros pour les transformer en cornes libatoires, sculptées dans un trompe-l’œil reproduisant la nature, avec feuilles et fleurs de lotus, troncs d’arbre… Autres temps, autres mœurs, il s’agit certes d’objets d’art, mais leur existence résonne…

Pièce libatoire
 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Chinois ont abondamment utilisé les cornes de rhinocéros pour les transformer en cornes libatoires, sculptées dans un trompe-l’œil reproduisant la nature, avec feuilles et fleurs de lotus, troncs d’arbre… Autres temps, autres mœurs, il s’agit certes d’objets d’art, mais leur existence résonne tragiquement avec la raréfaction du mammifère exploité. Chaque apparition de l’une de ces cornes sur le marché est saluée par de fortes enchères, toujours à cinq chiffres. Celle-ci ne dérogeait pas à la règle. Munie d’une anse détachée et sculptée en fort relief d’une double gourde et d’un sceptre ruyi (h. 9,5 cm, l. 16,5 cm), elle inscrivait 90 144 € lundi 10 décembre, chez Jean-Marc Delvaux (Cabinet Portier et associés).

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