Philippe Fénelon

Le 25 juin 2020, par La Gazette Drouot

Avec trois opéras et un ballet au répertoire, il reste à ce jour le compositeur contemporain le plus joué sur la scène de l’Opéra de Paris.

Philippe Fénelon
© photo Jordi Mitjà

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
C’est selon ce qui se présente. Dès l’âge de 8 ans, j’allais aux puces d’Orléans qui se tenaient quai Cypierre, à l’époque. J’ai commencé à y acheter des livres. Avec le temps, je suis peut-être devenu collectionneur, c’est ce qu’affirme mon entourage. Cependant, je ne vois pas les choses de la même manière. Ce sont plutôt les œuvres et les objets qui s’organisent autour de moi.
Votre dernier coup de cœur culturel ?
Le musée archéologique d’Héraklion.
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Sans hésiter Peinture avec cadre art nouveau de Joan Miró, une œuvre de 1943.
L’artiste qui vous touche ?
Cela dépend des jours. Une enluminure anonyme du Moyen Âge m’émeut autant qu’une tentative d’installation d’un jeune artiste. Il doit y avoir une connexion entre celui qui regarde et l’œuvre.
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
Pas de tendance… Je me promène partout pour découvrir.
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
L’émotion, toujours. Que ce soit pour la collection de photographies de chanteurs wagnériens des productions de Bayreuth avant 1914, pour les livres rares, les manuscrits d’écrivains, les tableaux, les objets ethniques et tant d’autres choses, tout est une construction personnelle que je suis le seul à percevoir. Ce qui est installé sur nos cimaises domestiques est un art que l’on partage au quotidien. Cette présence permanente doit parfaitement s’intégrer à notre univers, un monde éclectique, indescriptible par un mot.

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