Philip Righter

Le 23 juillet 2020, par Agathe Albi-Gervy
Photo by Amy Graves
© Getty Images for Charmaine Blake

Le 16 juillet, deux jours après le verdict ayant reconnu Inigo Philbrick coupable de fraude, un autre procès agite les médias : celui de Philip Righter. La cour fédérale de Miami a condamné ce Californien de 43 ans à cinq ans de prison pour fraude électronique, vol d’identité aggravé et fraude fiscale. Le faussaire a admis avoir vendu des contrefaçons qu’il disait être de la main d’Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Kurt Schwitters et Roy Lichtenstein. Il a également reconnu avoir utilisé des faux pour garantir de nombreux crédits qu’il n’a jamais honorés, mais également pour faire de la défiscalisation, au moyen des dons de peintures à des associations caritatives, et faire jouer ses assurances après de fausses déclarations de vol d’œuvres. Au total, le montant de ses escroqueries s’élève à 6 M$. Outre la condamnation à cinq ans de prison, la juge du district sud de Floride a également prononcé une autre peine de soixante mois, dans une autre affaire où il était accusé d’avoir tenté de vendre des contrefaçons de Haring et Basquiat au propriétaire d’une galerie d’art de Miami. Le stratagème que Righter avait mis en place jusqu’en 2018 impliquait la création de faux documents de provenance, étiquettes de galeries, signatures, gravures, certificats et tampons, ainsi que des changements d’identité de vendeur réguliers.

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