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Peintures mystiques et profanes d’ici et d’ailleurs

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 24 novembre 2018 - 14:30 (CET) - 22, boulevard du Grand-Cerf - 86000 Poitiers

Ambiance typiquement hispanique pour débuter, avec une composition complexe, imaginée par Juan Correa. On voit, sur cette grande toile, le Christ consolé par les anges après la flagellation, alors qu’il essaie péniblement de récupérer sa tunique arrachée par ses bourreaux (voir Gazette n° 41, page 182). Le thème, lié au...

Juan Correa (1646-1716), Le Christ consolé par les anges après la flagellation, toile,... Peintures mystiques et profanes d’ici et d’ailleurs
Juan Correa (1646-1716), Le Christ consolé par les anges après la flagellation, toile, 171 x 253 cm.
Adjugé 35 090 €

Ambiance typiquement hispanique pour débuter, avec une composition complexe, imaginée par Juan Correa. On voit, sur cette grande toile, le Christ consolé par les anges après la flagellation, alors qu’il essaie péniblement de récupérer sa tunique arrachée par ses bourreaux (voir Gazette n° 41, page 182). Le thème, lié au culte rendu au sang de Jésus par certaines confréries religieuses, a surtout été traité en Espagne et au Mexique, patrie de l’artiste. Ce dernier est l’un des peintres les plus appréciés d’Amérique centrale en cette fin du XVIIe siècle, avec des œuvres aujourd’hui conservées à la cathédrale de Mexico et dans différents musées du pays, comme le Franz Mayer Museum, de la capitale. Peu courantes en Europe, ses productions sont recherchées ; aussi, des connaisseurs faisaient grimper les enchères à hauteur de 35 090 €. Restons au Mexique colonial avec Bernabe anchez, actif vers 1684. Il était l’auteur d’un Baptême entouré d’anges, une grande toile mystique décrochée pour 29 040 €, à mettre en relation avec ses deux peintures conservées au couvent San Bernardino de Taxco. Bien avant, dans la première moitié du XVIe siècle, s’était épanoui à Venise l’art de Polydoro da Lanciano ; on lui attribuait une Sainte Famille et saint Jean-Baptiste fixée sur panneau, qui partait à 32 065 €. Changement de ton et d’époque avec une paire de toiles du Polonais Eugène Zak : le Portrait du poète L. (Boleslawa Lesmiana), et un  Portrait de femme, formant pendant avec le précédent. Le premier est daté de février 1905, et a été exposé au Salon d’automne de 1905, sous le n° 1625 ; il est aussi décrit et reproduit sous le n° 2 du catalogue raisonné du peintre, rédigé par Barbara Brus-Malinowska (Varsovie, 2004). Cet ensemble s’élevait jusqu’à 32 670 €. 

bijoux, argenterie, tableaux anciens et modernes, objets d'art et d'ameublement
samedi 24 novembre 2018 - 14:30 (CET)
22, boulevard du Grand-Cerf - 86000 Poitiers
Hôtel des Ventes de Poitiers Boissinot & Tailliez
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