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Paysages romains et laque japonaise

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 12 février 2020 - 14:00 (CET) - 438, boulevard François-Mitterrand - 53100 Mayenne

Au XVIIIe siècle, à l’époque d’Edo et sous l’impulsion de l’inventive Compagnie des Indes néerlandaise, des ateliers de laqueurs de Nagasaki ont produit de virtuoses vedute à l’européenne, fort recherchées aujourd’hui encore.

Japon, époque d’Edo, fin du XVIIIe siècle. Vue de la place Magnanapoli à Rome, panneau... Paysages romains et laque japonaise
Japon, époque d’Edo, fin du XVIIIe siècle. Vue de la place Magnanapoli à Rome, panneau en cuivre et laque de Nagasaki, décoré en hiramaki-e et togidashi or et argent sur fond noir, 37,5 53 cm.
Adjugé : 38 440 

Deux panoramas mettant en scène deux lieux pittoresques de la Ville éternelle, et inspirés par une gravure de Giuseppe Vasi (1710-1782), étaient très attendus (voir l'article Rome vue depuis Nagasaki de la Gazette n° 4, page 18). Ces vues (37,5 53 cm) – dont l’une représente La place Magnanapoli à Rome et l’autre le Tibre vis-à-vis la Bouche de la Vérité – ont été réalisées sur cuivre, selon les techniques de l’hiramaki-e et du togidashi, en or et argent sur fond noir. Si les médaillons représentant des profils de souverains occidentaux se rencontrent parfois sur le marché de l’art, ces paysages rectangulaires sont quant à eux beaucoup plus rares ; ils constituaient souvent, du temps de leur création, des présents à des personnalités princières. Vendus séparément, ils ont été acquis par le même enchérisseur pour la somme de 38 440 € chacun – un joli score puisqu’on leur attribuait une estimation maximale de 12 000 €. Un dessin au fusain de Francis Picabia calmait ensuite le jeu, récoltant 17 610 € ; intitulé Une femme qui se couche seule (31 22,5 cm) et daté 1947, il s’inscrit résolument dans la veine sensuelle alors explorée par l’artiste. Dans le plus traditionnel chapitre mobilier, une commode en placage d’époque Louis XV portait l’estampille de l’ébéniste parisien Jean-Baptiste Hédouin, reçu maître le 2  mai 1738 ; ornée de beaux bronzes au «C» couronné, elle a pu prétendre à 7 440 €. Du côté des écrins, on retrouvait un beau résultat, celui de 23 760 €, attribué à une bague en or gris agrémentée d’un diamant (5,35 ct) de taille ancienne, épaulé de petits diamants.

tableaux anciens et modernes, monnaies, orfèvrerie, bijoux, mobilier et objets d'art, miniatures anciennes, art d'Asie
mercredi 12 février 2020 - 14:00 (CET)
438, boulevard François-Mitterrand - 53100 Mayenne
Pascal Blouet
Gazette Drouot
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