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Paysage néoclassique de l’école française

Publié le , par Philippe Dufour

Un grand panorama verdoyant créait la surprise à Toulouse en ce mercredi 12 décembre. D’abord simplement classé comme une école française des alentours de 1810, cette Scène mythologique animée était très vite attribuée à Jean-Joseph-Xavier Bidauld par le spécialiste de ce peintre, Stéphane Rouvet. Ce dernier lui réserve...

Attribué à Jean-Joseph-Xavier Bidauld, Scène mythologique animée, début XIXe siècle,... Paysage néoclassique de l’école française
Attribué à Jean-Joseph-Xavier Bidauld, Scène mythologique animée, début XIXe siècle, huile sur toile, 72 x 97 cm.
Adjugé : 124 000 €

Un grand panorama verdoyant créait la surprise à Toulouse en ce mercredi 12 décembre. D’abord simplement classé comme une école française des alentours de 1810, cette Scène mythologique animée était très vite attribuée à Jean-Joseph-Xavier Bidauld par le spécialiste de ce peintre, Stéphane Rouvet. Ce dernier lui réserve désormais une bonne place dans le catalogue raisonné de l’artiste parisien d’origine provençale, actuellement en préparation. L’homme appartient à ce groupe recherché de paysagistes néoclassiques qui fleurissent en France autour de 1800, tels Pierre-Henri de Valenciennes ou Jean-Victor Bertin. D’abord influencé par la peinture hollandaise, Bidauld découvre la lumière du Sud lors de son tour d’Italie en 1785-1790. À son retour à Paris, il se fait connaître pour ses paysages inspirés, qui lui attirent des commandes prestigieuses : le roi d’Espagne Charles IV lui demande quatre toiles pour la Casita del Labrador au palais d’Aranjuez. Entré à l’Académie des beaux-arts en 1823, il prônera jusqu’à sa disparition  même lorsqu’elles seront passées de mode  les compositions historiques où apparaissent des éléments antiques. Ainsi, notre toile comporte une scène d’offrandes à une statue de divinité par une jeune fille, observée par deux voyageurs depuis une route. À l’horizon, une sereine ville gréco-romaine apparaît, comportant comme il se doit, un temple à péristyle. Pour ce beau morceau de peinture néoclassique, un musée suédois se portait sur les rangs, avant d’emporter le tableau pour 124 000 €. Dans la même veine, mais plus ancien puisque datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, un très grand paysage maritime de Jean Henry, dit Henry d’Arles, était plus accessible avec ses 5 704 € ; il représentait un Amphithéâtre au bord de la mer, transposant une vue du Colisée sur une côte rocheuse, parcourue de pêcheurs en pleine action. Les artistes du XXe siècle s’étaient aussi invités lors de cette session, à commencer par un enfant du pays : André Marfaing. Le maître de la gestuelle aux noirs profonds était l’auteur d’une Composition signée, et disputée jusqu’à 20 460 €. 

tableaux anciens et modernes, mobilier et objets d'art, cristallophone à clavier
mercredi 12 décembre 2018 - 14:30 (CET)
Salle du Crédit Municipal, 6, rue Urbain-Vitry - 31000 Toulouse
Artcurial
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