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P comme porcelaine chinoise

Publié le , par Marielle Brie de Lagerac

La céramique est à la Chine ce que la peinture et la sculpture sont à l’Europe. Si cette dernière distingue la porcelaine translucide des autres céramiques chinoises, l’empire du Milieu est moins restrictif.

Chine, époque Zhengde (1506-1521). Vase balustre à haut col évasé polylobé en porcelaine... P comme porcelaine chinoise
Chine, époque Zhengde (1506-1521). Vase balustre à haut col évasé polylobé en porcelaine blanc bleu sous couverte, marque à quatre caractères en kaishu de Zhengde, h. 44,6 cm. Mercredi 12 juin, Hôtel Drouot, Tessier & Sarrou et associés OVV, Cabinet Portier et associés. Adjugé : 755 200 €
Il est admis en Europe que le kaolin, une argile blanche, fait la véritable porcelaine translucide, dure et sonore. En Chine, ce sont de hautes températures de cuisson qui valent aux céramiques de décrocher le titre convoité. Elles ont toutefois en commun leur composition  : une pâte mêlant kaolin et roche feldspathique, petuntse , la « pierre à porcelaine ». La forme obtenue au tour ou au moule peut être incisée, ornée de reliefs rapportés ou d’un décor peint, avant ou après la pose d’une couche émaillée qui rend la porcelaine imperméable. Cet émail protecteur est appelé couverte ou glaçure. Les deux sont obtenus en mélangeant un fondant (un minéral fusible) à des oxydes métalliques dont la palette varie selon l’époque et les avancées technologiques. Les couvertes cuisent à température élevée, dite de « grand feu » (entre 1  200 et 1  300  °C), se distinguant des glaçures qui ne supportent que le « petit…
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