Gazette Drouot logo print

Othon Coubine, Moïse Kisling et Louis Marcoussis

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Othon Coubine, Moïse Kisling et Louis Marcoussis, trois figures de l’école de Paris servies sur un plateau cubiste.

Othon Coubine (1883-1969), Le Garçon de café, vers 1912, huile sur toile, 55 x 32 cm.... Othon Coubine, Moïse Kisling et Louis Marcoussis
Othon Coubine (1883-1969), Le Garçon de café, vers 1912, huile sur toile, 55 32 cm.
Adjugé : 162 500 

Chacun de ces opus orchestrés par la maison Millon permet de mettre en avant des noms de la très féconde école de Paris. Cette fois, c’est celui d’Othon Coubine, plutôt discret sur le marché, qui se remarquait avec Le Garçon de café, une huile peinte vers 1912 et présentée en page 49 de la Gazette no 17 (voir l'article Othon Coubine, Kisling, Kremegne et Kikoïne...). Le parcours de l’artiste, né Otakar Kubin à Boskovice (dans l’actuelle Tchéquie), est bien documenté, depuis les années de formation à Prague jusqu’à Paris, où il s’installe définitivement en 1912. La capitale est le carrefour des avant-gardes, ce qui lui correspond parfaitement : il réalisera en très peu de temps le mariage de l’expressionnisme flamboyant des couleurs, retenu du Blaue Reiter – «Nul vert qui me fût suffisamment vert, nu rouge qui me fût suffisamment rouge», disait-il –, et de la géométrie du cubisme. C’est bien ce que démontre avec éclat et un résultat de 162 500 € cette œuvre, qui a séduit la sculptrice Chana Orloff (1888-1968) et est demeurée dans sa descendance jusqu’alors. Tout comme la Composition cubiste, plume et encrier de Louis Marcoussis (1878-1941), une huile fixée sur verre et dont les qualités graphiques ne reflètent en rien ses petites dimensions (10 12 cm à vue). Cette «miniature», parfaite expression du mouvement auquel le peintre, venu de Varsovie, adhère totalement dès 1911 après sa rencontre avec Apollinaire, Braque et Picasso, est présentée dans un encadrement de Pierre Legrain (1889-1929) – lequel se verra confier la valorisation de ses fixés-sous-verre dès 1919. Par l’équilibre de sa composition et ses couleurs franches, assez insolites dans ce courant artistique, elle séduisait à 41 600 €. Le Portrait de Renée Kisling (54,5 46 cm) par celui qui allait devenir son époux en 1917, Moïse (1891-1953), possède lui aussi une fibre cubiste que le peintre d’origine polonaise perdra par la suite. Réalisé en 1915, il était décroché à 52 000 €, alors que celui d’une femme brune (32 24 cm) daté 1943, beaucoup plus dans l’esprit de ce que l’on rencontre habituellement chez lui, retenait 59 800 €.

mardi 04 mai 2021 - 14:00 (CEST) - Live
Salle 2 - Hôtel Drouot - 75009
Millon
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne