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Oliver Debré et Ambrosius Francken

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 09 juin 2022 - 14:00 (CEST) - 83 rue Aristide Briand - 92300 Levallois-Perret

À trois cent cinquante ans d’écart, ces deux artistes seront les ambassadeurs d’une nouvelle maison de ventes levalloisienne.

Olivier Debré (1920-1960), Le Petit Jardin sombre, 1959-1960, huile sur toile, dédicacée... Oliver Debré et Ambrosius Francken
Olivier Debré (1920-1960), Le Petit Jardin sombre, 1959-1960, huile sur toile, dédicacée «A Grindertael, avec une grande amitié reconnaissante. O. D. juin 60», 40 65 cm.
Estimation : 18 000/22 000 
Adjugé : 27 720 

Pour sa vente inaugurale, Paris Ouest Enchères a choisi un programme éclectique reflété par les deux œuvres phares accrochées à ses cimaises, faisant se télescoper l’abstraction contemporaine et la peinture religieuse du début du XVIIe siècle. Appartenant à la même collection depuis les années 1980, Le Petit Jardin sombre d’Olivier Debré, une œuvre très en matière façonnée au couteau, illustre bien les propos de l’artiste : «Je me défends d’être un paysagiste. Je traduis l’émotion qui est en moi devant le paysage… Ce n’est pas ma volonté qui intervient mais l’émotion qui domine. Je ne suis sincère que dans le choc, l’élan.» Après les «signes-personnages», il s’oriente, dans les années 1950, vers une expression abstraite de la nature, qui va dominer sa production à partir du tournant des années 1960. Peinte à cette époque, cette œuvre est emblématique de ces «signes-paysages». Elle est dédicacée à Roger Van Grindertael. Pendant ces deux décennies, le peintre belge devenu critique d’art a contribué à faire connaître les artistes de la scène abstraite à travers de nombreuses expositions, et grâce à ses articles, signés «RVG» dans la revue Cimaise, art actuel, qu’il a contribué à créer et dont il a été rédacteur en chef. Retour à la figuration avec Les Trois Marie, un panneau de chêne attribué à Ambrosius Francken (actif vers 1616-vers 1632), membre de la célèbre dynastie ayant dominé la scène artistique anversoise de père en fils pendant deux siècles. L’œuvre (126 98,5 cm, 12 000/15 000 €) est à rapprocher d’une composition figurant dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Bar-sur-Seine. Elle en diffère par l’ange et le dais ici ajoutés en haut du tableau, en arrière-plan de la composition.

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