Gazette Drouot logo print

Natalia Gontcharova et autres œuvres choisies

Publié le , par Claire Papon

De la Renaissance à 2020, l’éventail est large, allant des tableaux aux bijoux d’Édouard Nahum en passant par la philatélie et le mobilier.

Natalia Gontcharova (1881-1962), La Gare, huile sur toile, vers 1913-1914, 97,5 x 156 cm....  Natalia Gontcharova et autres œuvres choisies
Natalia Gontcharova (1881-1962), La Gare, huile sur toile, vers 1913-1914, 97,5 156 cm.
Estimation : 500 000/800 000 
Adjugé : 963 000 

Attention : la dispersion s’adresse aux amateurs fortunés… Ainsi, c’est à hauteur de 500 000/800 000 € que devrait être disputée une toile de Natalia Gontcharova (voir photo), La Gare, exécutée vers 1913-1914. Dans ce tableau, passé par différentes collections à Paris et en Allemagne, les lignes s’entrecroisent pour restituer l’agitation du quai, alors que la mécanique des corps fait écho à celle des machines, dans une atmosphère chargée de la fumée de la locomotive. En 1913, Natalia Gontcharova signe le Manifeste des rayonnistes et des futuristes, rédigé par son compagnon Mikhaïl Larionov, qu’elle a rencontré à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Introduisant des éléments de la signalétique urbaine – comme ici le numéro 32 –, l’artiste donne son interprétation du cubisme. Invitée par Paul Guillaume à exposer dans sa galerie, elle quitte définitivement la Russie pour Paris en 1914. Comptez par ailleurs 250 000/300 000 € pour une toile (non titrée) de Karel Appel de 1958 – sorte de happening dans lequel l’artiste peint «comme un barbare, contemporain d’une époque barbare» – tout comme pour une Composition abstraite, 1959 de Serge Poliakoff. Clio azul, 2020, spectaculaire couvre-chef en bronze et acier couronnant la tête de Clio, muse de l’Histoire et figure favorite de Manolo Valdès, vous attend pour 180 000/200 000 €. Dans une même fourchette de prix s’avance un coffret en ébène et palissandre marqueté de pierres dures caractéristique des productions des ateliers grand-ducaux florentins au début du XVIIIe siècle, 150 000/200 000 € étant nécessaires pour emporter un cabinet «aux quatre éléments», en ébène habillé de nacre, corne, corail… un travail de Dresde du dernier tiers du XVIIe. La patience des philatélistes sera récompensée en fin de séance. Ils s’engageront sur un 1 franc vermillon foncé millésimé 1849 (100 000/120 000 €), un kreuzer noir (même année, 200 000/220 000 €) ou une série des bureaux allemands surchargée par le cachet à main China de 1900 (même estimation). De quoi rendre timbrés les amateurs de petites vignettes…

Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne