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Napoléon Bonaparte : le sacre de l’Empire

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 12 mars 2022 - 10:00 (CET) - 9-11, rue Royale - 77300 Fontainebleau

Bonaparte a fait en sorte que l’histoire retienne son nom. 

XIXe siècle, tapisserie représentant Le Sacre de l’empereur Napoléon Ier et le couronnement... Napoléon Bonaparte : le sacre de l’Empire
XIXe siècle, tapisserie représentant Le Sacre de l’empereur Napoléon Ier et le couronnement de l’impératrice Joséphine le 2 décembre 1804 d’après le tableau de Jacques-Louis David (1748-1825), réinterprété, 245 306 cm.
Estimation : 8 000/12 000 
 

La première étape avant son accession au statut d’empereur héréditaire a été le consulat à vie, obtenu par plébiscite en 1802. Charlemagne a ensuite été convoqué par le Conseil d’État pour servir de modèle et de caution à l’instauration du régime impérial. La France révolutionnaire, partisane de la République, confiait alors son gouvernement à Napoléon Bonaparte. Une décision entérinée par le Sénat, qui adopta la nouvelle constitution le 18 mai 1804. Il ne restait plus qu’à donner une aura divine au pouvoir, grâce aux plus puissants des symboles, le sacre et le couronnement, le 2 décembre de la même année. Bonaparte ne laissa aucun détail au hasard pour la cérémonie, qui dura près de trois heures. La mise en scène s’est prolongée sur la toile de Jacques-Louis David, chargé d’immortaliser ce moment solennel. Avec six mètres de haut sur dix de long, et près de 200 personnages représentés, son tableau est à la hauteur de l’événement. « Je me glisserai à la postérité à l’ombre de mon héros », aurait-il d’ailleurs affirmé… Directeur des teintures aux Gobelins, de 1804 à 1816, Monsieur Roard s’est rendu à plusieurs reprises dans son atelier, en vue de la reproduction de l’œuvre en tapisserie, l’Empereur souhaitant que les événement marquants de son épopée soient retranscrits de la sorte. La manufacture des Gobelins a ainsi transposé le portrait équestre de David montrant Le Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard. Ce ne fut finalement pas le cas pour le couronnement, la tâche étant peut-être trop ardue comme le craignait Monsieur Roard, inquiet du rendu des robes blanches de la suite de l’impératrice. Ainsi, cette tapisserie de basse lisse se concentre-t-elle sur la scène centrale. Il semble qu’elle n’ait pas été tissée sur des métiers français et l’hypothèse de sa fabrication en Espagne ou en Italie est avancée.
 

Le diamant est un privilège impérial et revêt une dimension honorifique. Les insignes de la Légion d’honneur ornementés de la sorte sont a
Le diamant est un privilège impérial et revêt une dimension honorifique. Les insignes de la Légion d’honneur ornementés de la sorte sont ainsi remis par Napoléon Ier, et lui seul. Il en subsiste aujourd’hui très peu d’exemplaires, dont celui-ci, à rapprocher de ceux élaborés par Nitot – le bijoutier attitré de l’Empereur –, à l’occasion de son mariage, en 1810. Cette étoile de chevalier du 4e type, en or ciselé et ajouré, sera ainsi proposée entre 20 000 et 25 000 € (M. Dey, expert). Elle est ceinte d’une couronne de chêne et de laurier sertie d’émeraudes, et son avers est centré d’un médaillon en or au profil de l’Empereur (8,75 4,74 cm, poids brut : 20 g).

Roulement de tambour pour cette timbale du premier Empire ayant appartenu à la collection Rasp à Strasbourg, puis à l’ancienne collection
Roulement de tambour pour cette timbale du premier Empire ayant appartenu à la collection Rasp à Strasbourg, puis à l’ancienne collection du musée napoléonien du Palais princier de Monaco. Auprès des trompettes et des cymbaliers, les timbaliers des troupes montées rythment les déplacements de leurs coups sourds frappés sur la peau tendue de cet instrument de cuivre estampé. Ils permettaient également de communiquer lors des campagnes. En bel état, ce rare modèle présente un décor au repoussé d’une aigle Empire, et d’une suite de cinq branches de feuilles de laurier reliées par des nœuds de ruban. Il faudra prévoir entre 8 000 et 10 000 € pour le faire résonner (h. 37, diam. 60 cm, M. Dey, expert).
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Depuis le début du XVIIIe siècle, les bronzes d'art et d'ameublement sont une spécialité parisienne, la capitale s'étant orientée vers une production d'objets de luxe destinés à une clientèle internationale. Après le coup d'arrêt de la Révolution, le Directoire annonce la reprise, que l'Empire entérine, grâce au dynamisme des artisans d'art, qui s'adaptent à une nouvelle clientèle. Pierre-Philippe Thomire, André-Antoine Raviro ou encore François Rémond ont réalisé des pièces aussi élaborées que ce candélabre en bronze doré du premier tiers du XIXe siècle, à six branches de lumière, orné de bustes de femmes ailées (h. 128 cm, 10 000/15 000 €, Mme de La Chevardière, expert). Il est à rapprocher d'une paire conservée au château de la Malmaison.
samedi 12 mars 2022 - 10:00 (CET) - Live
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