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Meubles et tableaux, fleurons d’une collection

Le 28 mars 2019, par Claire Papon et Anne Foster

Cet amateur voulait vivre dans un environnement raffiné, élégant, où des liens se tissent entre les tableaux et dessins ornant les murs et le mobilier rythmant l’espace. Une vasque en marbre rouge du Languedoc, travail du XVIIIe siècle estimé autour de 1 500 €, pourrait accueillir de grandes compositions florales. De même…

Meubles et tableaux, fleurons d’une collection
Attribuée à Thomas Hache (1664-1747), commode en marqueterie de rinceaux de feuillages dans des réserves, les côtés à décrochement à l’arrière, le plateau à décor de rinceaux de feuillages et fleurs dans des encadrements de bois teinté sur fond de loupe de noyer, époque Régence, vers 1715, 85 132 66 cm.
Estimation : 30 000/50 000 

Cet amateur voulait vivre dans un environnement raffiné, élégant, où des liens se tissent entre les tableaux et dessins ornant les murs et le mobilier rythmant l’espace. Une vasque en marbre rouge du Languedoc, travail du XVIIIe siècle estimé autour de 1 500 €, pourrait accueillir de grandes compositions florales. De même origine, mais de la fin du XIXe, une console à plateau de marbre rouge sur un piétement en pierre reconstituée à décor de rinceaux de feuillages, dauphins et enroulements, supporterait des objets d’art. Elle est attendue autour de 2 000 €. Plus loin, un fauteuil en hêtre à décor ajouré d’époque Régence, évalué quelque 4 000 €, côtoie un secrétaire à abattant en marqueterie de fleurs, estampillé Criaerd (même estimation) et un bureau plat d’époque Régence en bois de violette et ornement de bronzes dorés, prisé 10 000 € environ… Cette commode attribuée à Thomas Hache appartient à un petit groupe de meubles, répertoriés et étudiés dans Le Génie des Hache, par Pierre et Françoise Rouge, (éditions Faton, Dijon, 2005), présentant des caractéristiques identiques du point de vue de la structure, comme les entrées de serrure et les bronzes des pieds. Le décor marqueté est plus développé, plus somptueux sur le plateau, contrastant avec la simplicité délicate de la façade. Thomas y montre sa virtuosité à marier les bois selon leurs teintes et à faire courir les filets enserrant les réserves mouvementées, dont celle au centre enferme un vase fleuri. Fils de Noël Hache, Thomas entreprend selon la coutume «un tour de France» en tant que compagnon. Il s’arrête à Chambéry où il apprend le décor à l’italienne et les ornementations de couleurs diverses ; il arrive en 1695 à Grenoble et entre comme compagnon chez le maître ébéniste Michel Chevallier, qui décède en 1697. Deux ans plus tard, Thomas épouse sa fille et, en 1720, reprend officiellement l’atelier de son beau-père, place Claveyson. Il reçoit le titre de «garde et ébéniste» du duc d’Orléans, gouverneur du Dauphiné. Avec l’aide de son fils unique, Pierre, il obtient rapidement une grande notoriété.

 

Jean-Baptiste Huet (1745-1811) incarne l’esprit léger et quelque peu grivois des pastorales dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, style lancé par F
Jean-Baptiste Huet (1745-1811) incarne l’esprit léger et quelque peu grivois des pastorales dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, style lancé par François Boucher. Ces saynètes plaisantes se retrouvent sur les toiles de la manufacture d’Oberkampf, à Jouy, et sur des tapisseries de Beauvais et des Gobelins. Ici, deux dessins au lavis d’encre brune sur trait de crayon noir (21 16 cm), datés 1778, représentent une Jeune fille au chien (voir photos) et une Jeune femme avec un chat et un oiseau. L’estimation de cette paire ? 2 500/3 000 €.
Reconnu comme sculpteur d’ensembles décoratifs comprenant notamment des figures d’enfants, Jan Claudius de Cock (1668-1735) fut également peintre, gra
Reconnu comme sculpteur d’ensembles décoratifs comprenant notamment des figures d’enfants, Jan Claudius de Cock (1668-1735) fut également peintre, graveur et écrivain. Il établit à Anvers un atelier produisant des stalles d’église, des statues de jardin et des bustes de divinités mythologiques souvent représentés sous forme de putti, comme ce marbre de l’Amour comédien, inscrit Amor Simulat, signé et daté 1715. Haute de 86 cm, estimée 10 000/15 000 €, cette sculpture peut être rapprochée d’un Amour guerrier, marbre aux dimensions similaires vendu à Monaco en 1992.
Johannes Leemans (1633-1688) se spécialisa dans les trompe-l’œil de chasse pour une clientèle bourgeoise, déclinant les trompes, les poires à poudre,
Johannes Leemans (1633-1688) se spécialisa dans les trompe-l’œil de chasse pour une clientèle bourgeoise, déclinant les trompes, les poires à poudre, la gibecière et autres équipements utilisés aux Pays-Bas dans la seconde moitié du XVIIe siècle. La cage devait abriter un faucon crécerelle, aide précieuse pour les chasseurs. La paire d’huiles sur toile de 1666, Trompe-l’œil à la cage aux oiseaux et équipement de chasse (80 64 cm), est prisée 20 000/30 000 €.

Issu d’une famille d’artistes, Martin Ryckaert (1587-1631), après des études dans l’atelier de Tobias Verhaecht, aurait voyagé en Italie en 1607, où i
Issu d’une famille d’artistes, Martin Ryckaert (1587-1631), après des études dans l’atelier de Tobias Verhaecht, aurait voyagé en Italie en 1607, où il se serait initié à la peinture de plein air. Quoi qu’il en soit, il devient membre de la Guilde de Saint-Luc à Anvers, en 1611. Il est réputé pour ses paysages imaginaires d’inspiration italienne, mais aussi proches de l’art de Joos de Momper et de Paul Bril, comme en témoigne cette huile sur cuivre d’un Paysage animé (19 26 cm), évaluée 12 000/15 000 €.

tableaux anciens, mobilier et objets d'art
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