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Marie-Antoinette retourne à Versailles

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 25 novembre 2021 - 14:30 (CET) - Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine

Préemption oblige, la dauphine peinte par Joseph-Siffred Duplessis sera reine en son château.

Joseph-Siffred Duplessis et son atelier (1725-1802), Portrait de la dauphine de France,... Marie-Antoinette retourne à Versailles
Joseph-Siffred Duplessis et son atelier (1725-1802), Portrait de la dauphine de France, Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine (1755-1793), huile sur toile, 74 56,5 cm.
Adjugé : 175 000 

Les deux portraits reproduits, chacun raisonnablement estimé entre 20 000 et 30 000 €, enflammaient les enchères. Inédit sur le marché car disparu pendant plus de cent ans, et seulement connu par une reproduction en noir et blanc, celui montrant le joli minois de Marie-Antoinette (voir l'article Joseph-Siffred Duplessis et Marie-Antoinette de la Gazette n° 41, page 137) suscitait l’admiration de quatre amateurs qui le disputaient jusqu’à 175 000 €. Le château de Versailles, qui conserve son ébauche sur toile réalisée en 1772 par Joseph-Siffred Duplessis, l’emportait finalement, grâce à la préemption de l’État. Un portrait similaire de la dauphine de France, âgée de 16 ans, figurant dans la collection de la marquise de Ganay au début du XXe siècle, reste encore à retrouver. Un autre peintre bien en cour, Alfred de Dreux, qui a immortalisé Louis-Philippe et Napoléon III, était remarqué pour son Portrait équestre de madame Doche, née Charlotte-Marie de Plunket, propulsé à 132 600 €. L’œuvre est emblématique de cet artiste animalier passionné de chevaux, qui se fit un nom auprès de la noblesse et de la grande bourgeoisie européenne. Quant au modèle, actrice et première écuyère de cirque, elle posait avec l’élégance de ses origines aristocratiques irlandaises. D’autres personnalités étaient remarquées, comme le cardinal Ottaviano Raggi saisi dans sa bibliothèque vers 1642, le visage sculpté par la lumière sous le pinceau de Giovanni Benedetto Castiglione, dit Il Grechetto (149 115 cm). Il fallait prévoir 65 000 € pour cette toile du peintre génois, également graveur, habituellement plus connu pour ses vanités. Moyennant 52 000 €, le Christ s’invitait sur le panneau d’un artiste milanais du XVIe siècle, inclinant la tête et entrouvrant les bras à l’attention d’un Jésuite en extase, dont seul le visage a été figuré dans un angle du tableau (44,9 33,7 cm). Un cadrage insolite pour une œuvre s’inscrivant dans le contexte de la Contre-Réforme et des préceptes d’Ignace de Loyola.
 

Alfred de Dreux (1810-1860), Portrait équestre de Madame Doche, née Charlotte-Marie de Plunkett, huile sur toile, 77 x 64 cm. Adjugé : 132
Alfred de Dreux (1810-1860), Portrait équestre de Madame Doche, née Charlotte-Marie de Plunkett, huile sur toile, 77 64 cm.
Adjugé : 132 600 
jeudi 25 novembre 2021 - 14:30 (CET) - Live
Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine
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