Gazette Drouot logo print

Mai-Thu, Roger Muhl et «blanc de Chine»

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 25 septembre 2022 - 14:00 (CEST) - Hôtel Boussard de la Chapelle, 26 place Monge - 21200 Beaune

Un grand classique des arts d’Extrême-Orient a triomphé à Beaune, où l’on découvrait également deux peintures sensibles, l’une de Mai-Thu et l’autre de Roger Muhl.

Mai-Thu (1906-1980), Vase de lys blancs ou liliums sur un entablement, 1957, encre... Mai-Thu, Roger Muhl et «blanc de Chine»
Mai-Thu (1906-1980), Vase de lys blancs ou liliums sur un entablement, 1957, encre et couleurs sur soie contrecollée sur papier, signée en lettres latines et en caractères chinois, cachet de l’artiste, 35,8 19,8 cm. 
Adjugé : 95 000 


Il s’agissait là d’une vente prestigieuse, car inaugurant la nouvelle adresse de l’opérateur beaunois, désormais œuvrant dans les murs historiques de l’hôtel Boussard de la Chapelle, ancienne Banque de France. Pour marquer l’événement, la maison dévoilait un groupe ancien en porcelaine sur un socle en bois ajouré, représentant une divinité chinoise assise, marqué au double tampon (h. 33 cm). Au téléphone et dans la salle, la statue était disputée à l’international jusqu’à 300 000 €. Naturellement, l’artefact se range dans la précieuse catégorie des fameux «blancs de Chine», réputés pour être sortis – pour beaucoup d’entre eux – des fours de Dehua. Ils représentent bien souvent des Guanyin, divinité bouddhiste de la miséricorde et protectrice des enfants. Forts en vogue au XVIIIe siècle, où ils décoraient les palais européens, ils devinrent rapidement des modèles pour Meissen ou Vincennes… On restait en Orient avec le lot suivant : une peinture florale de Mai-Thu, intitulée Vase de lys blancs ou liliums sur un entablement (voir l'article Quand Mai-Thu revisite la nature morte de la Gazette n° 33, page 117) ; datée «1957», l’œuvre a été exécutée à l’encre et couleurs, sur soie contrecollée sur papier. Portant comme à l’habitude une double signature en lettres latines et en caractères chinois, ainsi que le cachet de l’artiste, la nature morte (35,8 19,8 cm) remportait 95 000 €. Enfin, de Roger Muhl, on pouvait avoir le Portrait de Louis Outhier dans sa cuisine, une toile titrée au dos (194 114 cm) ; exposée à la galerie Findlay en 1982, elle rappelle la carrière couronnée de succès de ce grand chef français qui pilota, de 1954 à 1988, le célèbre restaurant L’Oasis à La Napoule. La peinture trouvait un admirateur à 15 000 €.

dimanche 25 septembre 2022 - 14:00 (CEST) - Live
Hôtel Boussard de la Chapelle, 26 place Monge - 21200 Beaune
Alexandre Landre
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 2 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne