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Lumières d’hiver sur la Marne

Publié le , par Philippe Dufour

La scène se situe au cours de l’hiver, en février plus précisément, comme l’indique le titre du tableau. Pourtant, les oranges et les roses chantent sur ce vaste panorama… Il ne pouvait en être autrement avec Armand Guillaumin, son auteur, chantre d’une palette libérée au contact du plein air. D’ailleurs, l’artiste faisait...

Lumières d’hiver sur la Marne
Armand Guillaumin (1841-1927), Bord de la Marne à Charenton (février 94 vent d’est), huile sur toile signée en bas à gauche, 54,5 x 65 cm.
Adjugé : 39 556 €

La scène se situe au cours de l’hiver, en février plus précisément, comme l’indique le titre du tableau. Pourtant, les oranges et les roses chantent sur ce vaste panorama… Il ne pouvait en être autrement avec Armand Guillaumin, son auteur, chantre d’une palette libérée au contact du plein air. D’ailleurs, l’artiste faisait partie de ce groupe d’artistes adulés par Émile Zola, aux côtés de Pissarro et Sisley, et qui étaient tous décrits par lui, en 1880, comme «appliqués à rendre des coins de nature autour de Paris, sous la vraie lumière du soleil, sans reculer devant les effets de coloration les plus imprévus». Ce Bord de la Marne à Charenton (février 94 vent d’est) en fait la preuve : alors que le baromètre doit être descendu fort bas, aiguisé par cette fameuse bise, les couleurs claquent. Une vue qui était la vedette de cette vente biarrote, attirant 39 556 €. La Marne, sur laquelle on pratique le canotage ou sa version plus sportive : l’aviron… C’était justement le sujet d’un second tableau de Guillaumin en vente lors de la même vacation, baptisé Avirons sur la rivière. Vision cette fois estivale et traitée au pastel, ce paysage d’une grande fraîcheur décrochait 15 950 €. Côté sculptures, un Gorille assis en bronze, imaginé par Gérard Boudon, numéroté 5/8, ne demandait qu’à être adopté : ce fut fait en échange de 9 187 €. D’un métal plus précieux puisque de vermeil, une ménagère de la maison de Puiforcat, du modèle «Élysée», comprenant 242 pièces sur 6 plateaux, et pesant au total 17  171 g, changeait aussi de propriétaire, et ce pour 31 900 €. La joaillerie était également fêtée en ce dimanche 12 août, grâce  entre autres  à une bague solitaire en platine, sertie d’un diamant taille ancienne de 5,92 ct, pour un poids brut de 5,9 g, fusant à 65 076 €. Boucheron, quant à lui, était l’auteur d’un rare bracelet de la fin du XIXe siècle, dit «fleur de lys», rigide, en or rose et argent, orné d’émail en plique-à-jour et diamants taillés en rose, accusant un poids brut de 36,9 g ; il était à vous pour 25 520 €. 

bijoux, montres, tableaux, mobilier et objets d'art
dimanche 12 août 2018 - 10:30 (CEST) - Live
Hôtel du Palais, 1, avenue de l'Impératrice - 64200 Biarritz
Biarritz Enchères
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