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Léthi Luu, une femme à l’École d’Hanoï

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 19 mars 2019 - 11:00 (CET) - 13, rue Traverse - 29212 Brest

Peu de jeunes femmes intégrèrent la légendaire École des beaux-arts de l’Indochine, à Hanoï, fondée par Victor Tardieu en 1925. Léthi Luu a fait partie de ces rares privilégiées ; par la suite, elle devait suivre le petit groupe d’artistes vietnamiens formé par Mai-Thu, Lé Phô et Vu Cao Dam, qui s’installent à Paris dans...

Léthi Luu (1911-1988), Jeune Vietnamienne près du ruisseau, huile sur soie, signée,... Léthi Luu, une femme  à l’École d’Hanoï
Léthi Luu (1911-1988), Jeune Vietnamienne près du ruisseau, huile sur soie, signée, (19)73, 64 49 cm.
Adjugé : 57 000 

Peu de jeunes femmes intégrèrent la légendaire École des beaux-arts de l’Indochine, à Hanoï, fondée par Victor Tardieu en 1925. Léthi Luu a fait partie de ces rares privilégiées ; par la suite, elle devait suivre le petit groupe d’artistes vietnamiens formé par Mai-Thu, Lé Phô et Vu Cao Dam, qui s’installent à Paris dans les années 1930 pour y faire carrière. Sa principale source d’inspiration est un univers intimiste où évoluent des femmes et des enfants, aux visages traités de manière plutôt occidentale. Si Tardieu comparait volontiers son style à celui de Paul Cézanne, sa touche peut aussi évoquer le travail d’un Bonnard et même d’un Renoir, qu’elle admirait beaucoup. On pouvait en juger ici avec une Jeune Vietnamienne près du ruisseau, peinte à l’huile sur soie, et datée «1973» ; acquise directement auprès de l’artiste dans les années 1970, et conservée depuis dans une collection privée bretonne, elle était adjugée pas moins de 57 000 €… Ce qui la plaçait dans la fourchette haute de la cote de l’artiste (source Artnet). Autre pépite, au rayon joaillerie cette fois, avec un collier rivière, en argent et or rose, composé d’une chute de 50 diamants de taille ancienne, un travail du XIXe siècle. Le diamant central affiche 2,30 ct, tandis que le poids total des diamants accuse 30 ct. Pour cette parure longue de 38 cm, pour un poids brut de 32 g, il fallait prévoir 43 400 €. À 40 900 €, on pouvait aussi arborer une paire de dormeuses en or jaune et platine, fabriquée à la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. Chacune était ornée d’un diamant coussin de couleur J, de taille ancienne pesant respectivement 4,28 et 4,04 ct sertis griffe, d’un poids brut de 7,37 g. L’orfèvrerie n’était pas en reste avec un hanap en argent, en forme de casque, exécuté, probablement en Bretagne, au début du XVIIIe par le maître abonné I.R. (peut-être Rennes ou Dinan). Pour cette pièce impressionnante pesant 1 332 g, vous deviez débourser 16 500 €. Quant au cabaret à liqueurs d’Odiot en argent doré, détaillé dans la Gazette n° 10 (page 156), il atteignait 9 300 €. 

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