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Les trésors du château de Loyat

Publié le , par Philippe Dufour

Il fallait bien ces trois jours de ventes pour disperser tout l’ameublement et les objets de décoration accumulés depuis des siècles par les familles aristocratiques qui se succédèrent dans ce château du Morbihan. On commençait par les ornements du parc, avec de nombreux éléments du XIXe siècle, tel ce rare ensemble de...

Les trésors  du château de Loyat
Époque Napoléon III, ensemble de six vases à orangers en fonte émaillée décorés de lambrequins de style Louis XIV.
Adjugé : 36 000 

Il fallait bien ces trois jours de ventes pour disperser tout l’ameublement et les objets de décoration accumulés depuis des siècles par les familles aristocratiques qui se succédèrent dans ce château du Morbihan. On commençait par les ornements du parc, avec de nombreux éléments du XIXe siècle, tel ce rare ensemble de six vases à orangers en fonte émaillée, décorés, en camaïeux de bleus sur fond blanc, de lambrequins de style Louis XIV. D’époque Napoléon III, la suite très versaillaise était disputée par des connaisseurs jusqu’à 36 000 €. C’est sur les murs du bureau que l’on découvrait ensuite les meilleures enchères, et en premier lieu, un tableau de Jean-Baptiste Olive, présentant une vue du Port de Marseille animé au loin, Notre-Dame-de-la-Garde et la passerelle des ascenseurs. Il partait à 34 700 €. Toujours inspirée par la cité phocéenne, une toile lumineuse de David Dellepiane dépeignait le Jardin animé du Pharo à Marseille, avec en sus une vue plongeante sur l’entrée des bassins de la Joliette, qui attisait les désirs à hauteur de 25 420 €. Côté sculptures, l’intérêt de certains se portait sur trois éléments de retable en ronde bosse, en bois sculpté polychrome, et doré, décrivant la Dormition de la Vierge, provenant de la Rhénanie du XVIe siècle (classés aux monuments historiques), et emportés contre 18 600 €. Un charmant petit cabinet en placage d’ébène et marqueterie d’ivoire illustrait aussi pour 16 370 €, l’art des ébénistes italiens du début du XVIIe siècle, avec son intérieur à théâtre à découvrir derrière deux vantaux. Quant au vase de René Buthaud, Nus aux gazelles, en terre ocre, il nécessitait 14 900 €. Hors concours, donnons encore le prix de 38 190 € inscrit par une bague solitaire en or gris, sommée d’un diamant de taille moderne de 4,60 ct de couleur I-J. 

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