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Les oiseaux font le printemps du service du duc d’Orléans

Publié le , par Anne Doridou-Heim

288 540 € pour un ensemble de neuf pièces, vendues en lots séparés, du service du duc d’Orléans exécuté à Tournai vers 1787 d’après l’Histoire naturelle des oiseaux du comte de Buffon, dont 37 800 € pour une écuelle couverte et 30 240 € pour une assiette (reproduites ci-contre). La pie rayée du Canada peinte au centre d’une...

Les oiseaux font le printemps du service du duc d’Orléans
Tournai, vers 1787. Assiette en porcelaine tendre du service du duc d’Orléans, d’après l’Histoire naturelle des oiseaux du comte de Buffon à décor d’oiseaux au revers, diam. 23 cm.
Adjugé : 30 240 €
Tournai, vers 1787. Écuelle en porcelaine tendre du service du duc d’Orléans, h. 12, l. 20 cm.
Adjugé : 37 800 €

288 540 € pour un ensemble de neuf pièces, vendues en lots séparés, du service du duc d’Orléans exécuté à Tournai vers 1787 d’après l’Histoire naturelle des oiseaux du comte de Buffon, dont 37 800 € pour une écuelle couverte et 30 240 € pour une assiette (reproduites ci-contre). La pie rayée du Canada peinte au centre d’une assiette faisait jeu égal avec la perruche jaune de Cayenne d’une autre, alors que l’épervier à queue d’hirondelle laissait entendre son chant jusqu’à 37 800 € sur une troisième. Les raisons économiques qui avaient dicté le choix de la manufacture de Tournai plutôt que celle de Sèvres semblaient loin et effacées, ce service ayant rejoint aujourd’hui les plus belles réalisations porcelainières du XVIIIe siècle en matière de prix. La sélection des célèbres oiseaux de Buffon pour l’orner et la qualité du travail, tout particulièrement des peintres sur porcelaine tendre, en sont la cause. Son histoire est connue. Elle était reprise en explication de la couverture de la Gazette n° 5 du 2 février dernier (page 6) et a fait l’objet d’un ouvrage, publié en 2004, écrit par Claire Dumortier et Patrick Habets. Il comportait très précisément 1 593 pièces, dont une grande partie 594 fut achetée entre 1803 et 1806 par le marchand londonien Robert Fogg pour le compte du prince de Galles de l’époque. De nombreux autres éléments se trouvent dans les vitrines de grandes institutions muséales. Mais cela laisse tout de même un certain nombre d’assiettes, plats, compotiers et autres verseuses en circulation sur le marché et explique leur apparition régulière, à chaque fois saluée de belles enchères. Cette vacation printanière organisée par l’une des maisons spécialistes du genre ne dérogeait pas à la règle. Le succès était d’ailleurs au rendez-vous de tout l’après-midi, puisque celui-ci se concluait sur un produit total vendu de 984 791 €. Il voyait encore une importante partie du service des «Petites vues de France» de Sèvres (voir Gazette no 11 du 16 mars, page 68) retenir 37 800 €, une assiette en porcelaine tendre du service commandé par Marie-Antoinette en 1784, dit à la décoration «riche en couleur et riche en or», tourner à 20 160 €, et en matière de faïence, un pot à pommade de Rouen, à décor polychrome d’un monogramme sous une couronne de fleurs, s’ouvrir à 12 600 €.

vendredi 23 mars 2018 - 13:30 (CET) - Live
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Pescheteau-Badin
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