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Les nancéiens à l’étude de la nature

Publié le , par Philippe Dufour

Comme prévu, on retrouvait à la première place une vitrine d’Émile Gallé (voir Gazette n° 40, page 198) dans cette vacation lilloise, avec 18 450 €. Intitulé Les Martins-Pêcheurs, le meuble de salon en noyer était sculpté en haut relief de deux de ces volatiles lacustres, et, en fond, décoré d’une envolée de libellules...

Les nancéiens à l’étude de la nature
Émile Gallé (1846-1904), Les Martins-Pêcheurs, vitrine de salon en noyer mouluré, sculpté en haut relief de fond à panneau plein, marqueté de bois précieux et indigènes à décor d’envol de libellules sur fond paysager de plan d’eau, 157 x 71 x 47 cm.
Adjugé : 18 450 €

Comme prévu, on retrouvait à la première place une vitrine d’Émile Gallé (voir Gazette n° 40, page 198) dans cette vacation lilloise, avec 18 450 €. Intitulé Les Martins-Pêcheurs, le meuble de salon en noyer était sculpté en haut relief de deux de ces volatiles lacustres, et, en fond, décoré d’une envolée de libellules sous des branches de saule… Beaucoup d’élégance fragile qui lui valait 18 450 €. Cet élément mobilier d’un modèle rare provenait, par succession, d’une villa de Nancy, entièrement aménagée dans le style art nouveau. Aussi pouvait-on découvrir d’autres créations imaginées dans cette capitale 1900, comme un vase en verre polychrome, haut de 36 cm, dû au savoir-faire des établissements Gallé. Représentant le Lac de Côme, il recueillait 11 900 €. Sur les cimaises, de la même provenance, on admirait un remarquable paysage brûlé par le soleil : le Gebel el Tarf en Égypte. C’est un autre Nancéien de talent, Jacques Majorelle, qui l’avait saisi sur bois en 1914, et méritait bien 10 950 €. Ameublement, objets décoratifs ou utilitaires, peintures, l’art nouveau s’est attaché à renouveler tous les domaines : la joaillerie en faisait aussi partie, bénéficiant de l’imagination fertile d’un René Lalique. On lui attribuait ici un pendentif tout à fait dans son style, pliant en volutes des tiges de lotus ; pour cette pièce en or et émail, agrémentée de perles et d’un rubis, il fallait débourser 4 800 €. En guise d’épilogue, retrouvons la lumière de la Méditerranée avec l’un de ses meilleurs interprètes, Jean-Baptiste Olive, auteur de Pêcheurs sur la corniche, une huile décrochée pour 8 000 €.

bijoux anciens, argenterie, tableaux anciens et modernes, mobilier et objets d'art, céramiques, verreries, art nouveau
jeudi 22 novembre 2018 - 14:00 (CET)
Hôtel Alliance, couvent des Minimes, 17, quai de Wault - 59800 Lille
Xavier Wattebled
Gazette Drouot
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