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Les maîtres de la lumière, d’Henri Le Sidaner à Henri Martin

Résultat 31 247 EUR
Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 12 septembre 2020 - 14:30 (CEST) - 8, rue de Castries - 69002 Lyon

Tous deux tenaient le haut du pavé à Lyon, accompagnés du Flamand Rysbrack et de quelques ébénistes virtuoses des XVIIe et XVIIIe siècles.

Henri Le Sidaner (1862-1939), La Terrasse sur Villefranche, le matin, 1933, huile... Les maîtres de la lumière, d’Henri Le Sidaner à Henri Martin
Henri Le Sidaner (1862-1939), La Terrasse sur Villefranche, le matin, 1933, huile sur panneau, 33 41 cm.
Adjugé : 31 250 


Vue dans la Gazette n° 30 (voir l'article Le Sidaner : un mystérieux paysage page 76), La Terrasse sur Villefranche, le matin (33 41 cm) est une œuvre du crépuscule de la vie du Sidaner. Aussi présente-t-elle une atmosphère particulière aux créations de cette période, car vide de tout personnage et comme teintée d’un symbolisme plutôt anachronique pour 1933… D’un chromatisme très sensible, l’huile sur panneau n’a pas tardé à séduire un amateur, qui devait débourser au final 31 250 €. Autre adepte du pointillisme, et son contemporain, Henri Martin a enregistré 13 125 € pour une Femme et enfant dans les bras (46 29 cm) également sur panneau, qui avait figuré dans une exposition à Roubaix comme l’indique une étiquette au dos. Après les modernes, les anciens. Ils étaient bien représentés par le peintre de natures mortes du XVIIIe siècle, né à Anvers, Gerard Rysbrack. Son Trophée de chasse à la corbeille de fruits, grenade et raisins, dans un paysage, signé (67 109 cm), a été adjugé 18 750 € ; il faut préciser que la toile est comparable avec deux compositions du musée du Louvre, de sa main, datées de 1751 et commandées par Louis XV pour la ménagerie du château de Versailles. Au rayon mobilier défilaient bien des pépites, à commencer par un grand cabinet d’un travail grenoblois du XVIIe siècle, attribuable à Thomas Hache (194 165 63 cm). Ouvrant par deux grands vantaux et deux tiroirs dans la ceinture du piétement, il s’habille de bois de placage et marqueterie à la hollandaise de noyer, ronce de noyer, bois clairs et ivoire, au décor d’entablements garnis de vases fleuris et oiseaux… Aussi a-t-il nécessité 16 500 €. Quant au petit bureau en pente de dame (92 77,5 41,5 cm) estampillé de Jean-Georges Schlichtig – cité maître à Paris le 2 octobre 1765 – il présentait un corps galbé en bois de placage et une marqueterie de violette, rose, amarante, houx et buis, dessinant des instruments de musique et autres bouquets fleuris : pour lui, il fallait avoir prévu 8 500 €.

samedi 12 septembre 2020 - 14:30 (CEST) - Live
8, rue de Castries - 69002 Lyon
Conan Belleville Hôtel d'Ainay
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