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Les gravures de Rembrandt sur le marché de l’art d’hier

Le 10 janvier 2019, par Anne Doridou-Heim

Inversion des pronostics voir Gazette n° 44 du 14 décembre, page 60 ! Ce n’est pas la suite complète des vingt gravures sur bois d’Albrecht Dürer (1471-1528), pour illustrer «La vie de la Vierge», qui gagnait la première marche du podium. En réalisant 69 300 €, elle finissait à la deuxième place et cédait la première à…

Les gravures de Rembrandt sur le marché de l’art d’hier
Rembrandt Harmenszoon van Rijn (1606-1669), recueil de quatre-vingt-cinq estampes originales (l’une reproduite), têtes, paysages et différents sujets, dessinées et gravées par l’artiste, et trente-cinq autres gravées pour la plupart d’après différentes pièces de sa main, Paris, chez Jean, vers 1820-1846.
Adjugé : 88 200 €

Inversion des pronostics voir Gazette n° 44 du 14 décembre, page 60 ! Ce n’est pas la suite complète des vingt gravures sur bois d’Albrecht Dürer (1471-1528), pour illustrer «La vie de la Vierge», qui gagnait la première marche du podium. En réalisant 69 300 €, elle finissait à la deuxième place et cédait la première à un recueil composé de quatre-vingt-cinq estampes originales (l’une reproduite ci-contre) de Rembrandt (1606-1669) ainsi que de trente-cinq autres d’après l’artiste. Il fallait en effet déposer 88 200 € au pied de la croix pour emporter cet ensemble, dont certaines pièces étaient fort rares. Il s’agit d’une édition parisienne des années 1820-1846, réalisée dans l’atelier d’impression de la famille Jean, installés rue Saint-Jean de Beauvais. Au XVIIIe siècle, la réputation du maître de Leyde n’est déjà plus à faire, et le marchand et amateur d’estampes Pierre-François Basan (1723-1797), par ailleurs expert patenté, réussit à acheter aux enchères en 1786 soixante-dix-huit de ses cuivres originaux lors de la vente de la collection du graveur français Watelet. Dans la foulée, l’année suivante, il publie le Recueil de quatre-vingt-cinq estampes originales… par Rembrandt, entré dans la postérité sous le nom de «recueil Basan». L’ouvrage bénéficie d’une telle notoriété qu’il sera édité à de nombreuses reprises tout au long du XIXe siècle par son fils ainsi que par d’autres, dont les Jean. L’intérêt de celui-ci réside également dans le fait qu’il soit complet, les recueils ayant été trop souvent dispersés.

vins et alcools, gravures anciennes, tableaux, mobilier, objets d'art, art d'Asie, argenterie, sculptures, tapis
mercredi 19 décembre 2018 - 14:00 (CET) - Live
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Eric Caudron
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