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Les galeries dans la crise : état des lieux

Le 12 février 2021, par Agathe Albi-Gervy

Un chiffre d’affaires 2020 en chute libre : sans surprise, c’est ce que met en exergue l’enquête menée en novembre dernier par le Comité professionnel des galeries d’art (CPGA) auprès de 122 de ses 279 adhérents (sur les 2 200 galeries que compte le pays).

Les galeries dans la crise : état des lieux
Marion Papillon, présidente du CPGA.
 © Olivier Marty

 

Un aperçu, en somme, présenté comme «un point d’étape» par le CPGA, qui a au moins le mérite de donner une indication de la situation. On apprend ainsi que le chiffre d’affaires des enseignes interrogées a connu sa baisse la plus importante entre mars et mai, période de fermeture des galeries : pour 31 % d’entre elles, elle atteint 25 à 50 % par rapport à 2019, tandis que les pertes dépassent les 50 % pour 33 % des enseignes. À partir du mois de juin, la situation s’améliore légèrement grâce au retour du public, mais 60 % déclarent malgré tout un chiffres d’affaires en baisse à cette période. Les galeries accusant les plus fortes pertes sont situées dans les tranches dites «extrêmes», à savoir celles en dessous de 500 000 € de chiffre d’affaires et celles qui dépassent les 3 M€. Ainsi, «lorsque les aides de l’État diminueront, les galeries qui n’ont pas la trésorerie suffisante ne pourront survivre dans la durée», constate le CPGA. En effet, 59 % d’entre elles ont bénéficié d’une aide au chômage partiel, 48 % du Prêt garanti par l’État (PGE), 45 % du fonds de solidarité, et 32 % d’exonération de charges. Le soutien des structures publiques a été important : une enseigne sur quatre a vendu au moins une œuvre au Centre national des arts plastiques (CNAP), et une sur cinq aux Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC). Du côté des emplois, 25 % des sondés annoncent avoir baissé leurs effectifs ; la moitié d’entre eux comptaient avant la crise sanitaire une équipe comprise entre une et quatre personnes. Là encore, ces coupes concernent aussi bien les galeries les plus riches (34 %) que les plus modestes (40 %). Les perspectives pour 2021 demeurent, selon le CPGA, préoccupantes : en dépit d’une fréquentation en augmentation depuis janvier, une réelle amélioration devra passer par la reprise physique des foires, jugée prioritaire pour 75 % des marchands, devant les relations aux collectionneurs (66 %) et le numérique (48 %). L’étude complète est à lire sur www.comitedesgaleriesdart.com.

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