Gazette Drouot logo print

Les affiches de la collection Michel Romand

Publié le , par Claire Papon

350 affiches défileront sous le marteau qui font la part belle aux années 1900 ou encore à la publicité.

Anonyme, Cycles Gladiator à Paris, chromolithographie entoilée, imprimerie Massias,... Les affiches de la collection Michel Romand
Anonyme, Cycles Gladiator à Paris, chromolithographie entoilée, imprimerie Massias, 100 137 cm.
Estimation : 10 000/15 000 
Adjuge: 21 760 

«Pendant plus de trente ans, il décida parmi les milliers d’affiches qui passèrent entre ses mains, de conserver celles qui lui paraissaient les plus intéressantes avec l’ambition, dont il était l’un des seuls à avoir la possibilité, de réunir un florilège de la création de cet âge d’or, s’attachant toujours à choisir les exemplaires dans le meilleur état de conservation possible», écrit Alain Weill, expert de la vente. En 1954, Michel Romand (1929-2013) ouvre la galerie Documents dédiée aux affiches. Une évidence pour l’arrière-petit-fils d’Edmond Sagot, chef de file incontesté de «l’affichomanie» qui est en train de conquérir Paris au début des années 1890, et marchand d’estampes. Les générations suivantes lui succèderont. Si les débuts sont chaotiques pour Michel Romand, les années 1960 voient l’art nouveau revenir en vogue grâce à une nouvelle génération de collectionneurs. L’échoppe du 53, rue de Seine est le passage obligé des amateurs, américains pour la plupart. Au début des années 1980, il passe le relais à sa fille Mireille, qui poursuit l’aventure aujourd’hui. Aux planches du milieu du XIXe succèdent des affiches illustrant les grandes inventions : cycles, automobiles, aviation et cinéma. Comptez 10 000/15 000 € pour une publicité (anonyme) pour les Cycles Gladiator, où une petite reine aux pédales ailées est poussée par une sirène à la chevelure de feu. Incontournables, les grands maîtres Chéret et Mucha voisinent avec des affichistes européens dont une rarissime composition de Gustav Klimt pour l’exposition de la Sécession viennoise de 1898 (10 000/15 000 €), d’autres de Théo Van Rysselberghe et Manuel Orazi (La Maison moderne, 1900, 20 000/30 000 €). Incontournables, une affiche d’Henri de Toulouse-Lautrec pour le Le Moulin Rouge, la Goulue est espérée entre 80 000 et 120 000 €, quand celles de Théophile Steinlen s’échangeront entre 1 000 et 10 000 €. Moins prolixe dans le domaine, Jacques Villon vante Le Grillon, american bar et concert, 1899, au 20 de la rue Cujas (40 000/60 000 €). Quelques affiches art déco concluent ce panorama dont plusieurs de Cassandre introuvables pour certaines, selon Alain Weill.
 

Théo Van Rysselberghe (1862-1926), Salon de la Libre Esthétique, 1897, chromolithographie non entoilée, imprimerie Monnom, Bruxelles, 97,5
Théo Van Rysselberghe (1862-1926), Salon de la Libre Esthétique, 1897, chromolithographie non entoilée, imprimerie Monnom, Bruxelles, 97,5 71 cm.
Estimation : 4 000/6 000 
lundi 23 mai 2022 - 14:00 (CEST) - Live
3, rue Favart - 75002 Paris
Ader
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne